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Full text of "Petit Bottin des lettres et des arts"

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E. GifîAUDSC^" EDITEURS 

1880 



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PETIT BOTTIN 



DES 



LETTRES & DES ARTS 



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Il a été tiré de ce volume 25 exemplaires numérotés sur 
papier de Hollande. 



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Petit Bottin 

rr 

des 

Lettres et des Arts 



PARIS 

NOUVELLE LIBRAIRIE PARISIENNE 

E. GIRAUD & C" ÉDITEURS 

l8, RVB OKOUOT, l8 
1886 

Tous droits réservés. 



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PETIT BOTTIN 



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DES 



LETTRES ET DES ARTS 



.'.• ^ 



A 



ABBEMA (Louise), née en i855. 
<0N nom rime à Hobbéma. Son talent, à quoi 



SON nom ni 
rime-t-il ? 



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2 — 



ACKERMANN (Louise). 

RUE des Feuillantines, volète d'Alkhaïos à ses cas- 
seroles, en donnant la réplique à Taine, Renan 
et Havet. Traduisit d'abord, en libres et galantîns 
vers, les parties sexuelles des poèmes hindous, puis 
vaticina sur des thèmes de Leopardi et de Pascal. 



ADAM (Paul). 

REPRIS de justice. Se distingue de ses confrères de 
la cour d'assises par des costumes d'une pureté 
géométrique, une allure compassée de plénipoten- 
tiaire, de très longs cols où se posent les vingt-trois 
ans d'une tête immobile que rompt une bouche de 
joueur de whist. Jusqu'au jour où, à la requête d'un 
bas agent des mœurs nommé Sarcey, intervinrent les 
tribunaux, il vécut de la prostitution de Chair MoUe^ 
dont il rédigeait le block-note en un style neuf, ellip- 
tique, impressionniste et filigrane. Il fut, en i885, 
le rédacteur en chef du Carcan (2 numéros), où il se 
révéla panisan d'une politique théocratique et battit 
une tonnante réclame à la Papauté. En 1886, il para- 
phrase les Evangiles et publie Soi. 



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T 



AGAR, née le i8 septembre i836. 



RAGÉDiENNE unîversîtaîre. Gesticulation lente, ma- 
jestueuse et tendue, qui découvre impudiquement 
le chevelu de ses aisselles. Fait la province; répétitions 
scéniques pour lycéens et aspirants bacheliers. S'oc- 
cupe spécialement des classiques mis au programme 
de Texamen. Traite à forfait suivant le nombre des 
élèves. 



AICARD (Jean). 

E troisième littérateur français par ordre alphabéii- 
' que. Il n'est pas tout à fait le dernier parle talent, 



AJALBERT(Jean). 

LES tramways et les femmes enceintes l'impression- 
nent. Il a des mélancolies pour les paysages de 
banlieue et les amours végétatives des boutiquiers. 
Cela l'engraisse. 



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— 4 — 

ALEXIS (Paul). 

N*ENTRE dîner au restaurant qu'à Theure tardive où 
les garçons empilent les chaises sur les tables et 
posent les volets. Le seul des Soirées de Médan qui 
garde encore du talent et ne sacrifie pas à la pièce de 
cent sous. Signe paniculier : — Une passion pour 
Targot dont il sert chaque matin une tartine dans le 
Cri du Peuple. 

ALIS (Harry). 
Alas ! poor mouton du Panurge, 

ANDRIEUX 

HOMME politique spirituel. Débuta dans la magistra- 
ture. — S' apercevant au bout de peu de temps que 
tout n'est qu'injustice en ce monde, il donna sa dé- 
mission. — Franc-maçon, député et préfet de police, 
il se -convainquit rapidement que la majorité de ses 
contemporains se composait de fumistes, d'intrigants 
inintelligents et de scélérats. — Se déclara dès lors 
zutiste indépendant et eut le courage de le proclamer. 
Ce dont on ne saurait trop le féliciter. 



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— 3 



te 



ANGE-BENIGNE, née en i832. 



ELLE fait de ces petites choses qui plaisent aux 
femmes. 



ARÈNE (Paul). 



J 



ouRNALisTE, président des félibres et grincheux. Ne 
pas confondre avec le littérateur du même nom^ 
mort à vingt-cinq ans, après avoir publié un conte 
charmant : Jean des Figues. 



ARNOULD (Anhur). 

Charpentier l'édite par haine du style. 



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— 6 



ARTHUR (Meyer). 

SE sentit, dès son enfance, appelé à de grandes cho- 
ses: aussi refusa-t-il avec enthousiasme de continuer 
le commerce des lorgnettes paternelles. Ilpréféra entrer 
en qualité de maître d'hôtel au service de Blanche 
d'Antigny ; puis, ayant réalisé qilelques économies, 
il tailla un peu ses favoris et embrassa la carrière 
d'homme du monde. — Très intrigant, il parvint à 
faire croire à l'existence dans ses lobes cérébraux d'un 
stock d' œuvres complètes et géniales. — Sa calvitie 
précoce Taida beaucoup à accréditer la fable de cette 
puissante incubation. Sacré dès lors « journaliste pari- 
sien » et commandité par d'illustres circoncis, il devint 
directeur du Gaulois où, par la plume de ses rédac- 
teurs, il est l'oracle du bon ton. Oubliant les anciens 
griefs de monsieur Caïphe contre le nommé Jésus, il 
combat aujourd'hui le bon combat pour Dieu et le 
Rojr. — A failli, le 4 octobre i885, devenir le martyr 
de cette sainte cause. S'est fait moucher suffisamment 
pour rater les palmes et devenir un peu plus ridicule. 
— Signe particulier : Vendrait la collection inté- 
grale des prépuces de ses ancêtres pour une invita- 
tion chez la duchesse de L. ou la princesse K. 



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— 7 — 

AUDOUARD rOlympe), née le i5 avril iSaS. 
Femme divorcée. 

AUDRAN 

Une vielle. 




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B 



BALLANDE (Hilarion). 



A gagné un château en Périgord, en faisant danser 
les ours de quelques vieux procureurs àe pro- 
vince. 



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— 10 — 



BANVILLE (Théodore de). 

Un portique ancien près du quartier du Maine. 

Le galant Jupiter dans une averse d'or 

Vient en catimini souper chez Mogador. 

Junon, de ses bras blancs, ceint le cou de Dumaine. 

Midas dit à Sarcey « cher Maître ». Avec Lindor 
Achille en découd pour Tamour de Célimène. 
Homère pianote au bal où se démène 
Ajax Télamon en habit de matador. 

Un écuyer debout sur son noir bucéphale 

Fait tressauter le cœur de la princesse Omphale. 

Endymion surprend Pierrot avec Phébé. 

Cependant que monsieur de Pontmartin, sceptique, 
Suit ce spectacle d'un regard louche et plombé 
Et n'y découvre pas le moindre sel attique. 



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II 



BARBEY D'AUREVILLY. 

Dans ma jeunesse badine, 
Je fus plus beau que Musset, 
Avec mon joli corset, 
Ma rhingrave et ma badine. 

J'assommais incontinent 
Les bas- bleus dans le Corsaire ^ 
Et j'eus pour bouc émissaire 
Le blond Mignet. Maintenant 

De mon passé je suisTombre, 
Malgré mes fiers pantalons, 
Et je traîne à mes talons 
Des nicolardots sans nombre 



BARRETTA (Blanche). 
Une modiste en vertugadin. 



SI s 
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BECQUE (Henri). 

I ses Corbeaux pouvaient absterger la scène des 
immondices qui l'encombrent !... 



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— 12 — 



BELGES (Les). 

LES Atrébates, les Bellovaques, les Véliocasses et les 
Aulètes envahirent la Gaule Parisienne vers 1882. 
Ils brandissaient d'épais manuscrits et marchaient 
d'un pas lourd. Pour couvrir les derrières et, au 
besoin, les découvrir, Aug. Brancart, Lucien- 
Charles Hochsteyn et Kistemaeckers. Les ducs étaient 
Camille Lemonnier, Edmond Picard et le transfuge 
Cladel ; les chefs de seconde ligne, Emile Verhae- 
ren, George Eekhoud, Khnopff, Ivan Gilkin, Albert 
Giraud, Max Waller, Théodore Hannon, G. Roden- 
bach, Henri Nizet. Ils saccagèrent les Etatç de Zola, 
de Barbey d'Aurevilly et de Verlaine. Mais la dis- 
corde désagrège leurs masses ; ils sont refoulés vers 
l'Escaut, la Lys, la Meuse. Lemonnier et la Jeune 
Belgique luttent contre Picard et VArt moderne, La 
Basoche et la Société Nouvelle se constituent en tri- 
bus autonomes. Kistemaeckers attise les rancunes ; 
Hochsteyn choit ; Brancart gagne la Néerlande hos- 
pitalière. Le virulent Nizet harcèle toutes les factions 
et s'allie à Kistemaeckers contre Picard et Lemon- 
nier. Serein, le Manneken-Pis arrose les combat- 
tants. De ce temps date la prospérité d'Ostende. 



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— i3 — 

BELOT (Adolphe). 
Le Daudet des femmes de chambre 

BÉRAUD. 

Le Coquelin cadet de la peinture. 

BERGERAT (Emile). 

Il a lu Shakspeare et Bacon, 
Mais il est dans son lexicon 

Mainte lacune. 
Lamartine était de Mâcon; 
Berge rat serait-il gascon 

Comme la lune? 

BERTRAND (Joseph). 

LE 8 mai 1842, dans Taccident de chemin de fer où 
mourut Dûment d'Urville, des mutations fantai- 
sistes s'opérèrent entre son nez, sa bouche, ses oreilles 
et ses yeux. Sollicité simultanément par un montreur, 
comme phénomène, et par l'Académie française, 
comme mathématicien, il opta pour cette dernière. 



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— 14 — 

BILBAUT-VAUCHELET. 

C'est une personne fort agréable. 

BLANCHE (Jacques-Emile). 

EN une vision disparaissante, — siestes auréolées 
d'ombrelles, pivoines sur l'herbe, eaux à cano- 
tiers : et déjà se volatilisent au soleil personnages et 
décor. 

BLAVET (Emile). 
Pseudonyme de M. Joseph Gayda. 

BLAZE DE BURY (Ange). 
Littérateur vivant, né en i8i3. 



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— i5 



BLUYSEN (Paul). 



TYPOGRAPHE. A composé une chose, le Larbin de 
Madame, sans doute pour exprimer discrètement 
qu^il est le larbin de la littérature. 



N 



BOBILLOT (Feu). 

B va-t-on pas bientôt nous laisser tranquilles avec 
cet héroïque sous-ofF ? 

BOBORYKINE (Piotr). 



L'ÉTÉ, inonde Pétersbourg et Nijni d'écrits; l'hiver, 
Paris, de paroles. Un gai corps de patron de tra- 
ktîr, une volubilité napolitaine, une souple plume de 
polygraphe, et quel causeur! 

BOISSIER (Gaston). 

EN des sacs ornés de petites épinaleries historiques 
cet émule de Siraudin vendait des pastilles anti- 
catarrhales aux membres de l'Institut. Ceux-ci, par 
reconnaissance, lui ouvrirent leur vieux sein. 



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i6 — 



DONNAT. 

PEINTRE. Ponraîcture avec une merveilleuse exacti- 
tude les redingotes. Recommandé comme dessi- 
nateur de prospectus aux maisons qui fournissent les 
complets-cérémonie. 

BONNETAIN (Paul). 

Bonnet AIN, est- il bon teint? 
Est- il de bon ton? Tontaine... 
Voit-il lever le matin? 
Bonnetain est-il bon teint? 
Chacun dit, cité d'Antin 
Comme à la Chine lointaine : 
Bonnetain, est-il bon teint? 
Est- il de bon ton? Tontaine... 

BORNIER (V'« Henri de). 

L'ombre de Campistron exulte : 
Il revit I Peut-on le nier? 
Bornier de son art a le culte. 
L'ombre de Campistron exulte! 
Sourd aux brocards, sourd à l'insulte, 
Marche toujours, ô bon Bornier! 
L'ombre de Campistron exulte : 
Il revit! Peut-on le nier? 



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- 17 - 



U 



BOUGHOR (Maurice). 

NE bien belle âme qui s écoule en des mixtions d'a- 
lexandrins ! 



BOURDE (Paul). 



ESSAYISTE érudit et consciencieux en de macroscelles 
considérations. 



BOURGES (Elémir). 

PouRhistoriographierce Louis XI Yen pâte de Saxe, 
le duc de Brunswick, il démarqua les locutions 
saillantes de Saint-Simon, et les assembla en une 
marqueterie : le Crépuscule des Dieux. Puis, dé- 
goûté des grands, il fit du reportage criminaliste, et in- 
titula Sous la Hache le récit des derniers moments de 
Marchandon, Ménesclou, Anglicus, Kérangal des Es- 
sarts. 



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i8 



BOURGET(Paul). 



IL affecte un fort accent anglais, au début de la con- 
versation. Cet accent s'affaiblit après quelques 
minutes et disparaît complètement au bout d'une 
demi-heure. Iljfut de cette bande de farceurs (Riche- 
pin, Bouchor et C*') qui s'intitulaient des artistes vi- 
vants, à cause de cenaines plates fumisteries de rapin. 
Bientôt dégoûté de ces pantalonnades, a découvert le 
dilettantisme, Renan, et la librairie anglaise de la rue 
de Rivoli. Quoique bien léché, joue la Grande-Ourse 
dans les caligineux Erèbes de la Nouvelle Revue. 



BUET(aarles). 

ipcRivAiN savoyard. Fait dériver copie de copia : 
^ abondance. Auteur catholique, dramatique, his- 
torique, apostolique, critique, théologique, gastrono- 
mique, ironique, géographique, bibliographique, mal- 
gré tout cela sympathique. 



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19 



BUSNACH (>yillîain). 

EXTRAIT sans douleur un drame en cinq actes du ro- 
man le plus rebelle. Débite Télixir de dialogue et 
la poudre d'antique mélo. Face grasse et cabotine. 
Ventre débordant. Pantalon trop court. Petit feutre 
bon marché, qui s'écrase sur le crâne. En avant la 
musique I 




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CARAN D'ACHE. 

Le seul peintre militaire de Tépoque. 

GARO. 

■jossÈDE un mérite : celui de ne pas croire à ce 
qu'il prêche. 



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CARAGUEL (Joseph). 

DÉMAGOGUE par rérubescence de son poil ei de ses 
opinions politiques; Hollandais par sa faculté de 
gésir des heures pleines sur le même reps d'estami- 
net, dans des fumées; Narbonnaîs par son origine, 
son accent et sa manie discutante. Jure par Vallès 
et les Concourt. Romancier, et, plus spécialement, 
homme de sport. A raconté le Quartier latin dans 
un pléthorique et sapîde livre : Le BouVMicK, Est 
radieux, quand il a combiné quelque phrase dont les 
vocables simulent le bruit d'une insurrectionnelle 
foule en galoches sous un orage. 



GAZIN. 



TRANSPORTE les scèues bibliques dans des banlieues 
parisiennes aux tons discrètement émotionnels. 



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— 33 - 

CATHOLIQUES (Les). 

Charles Buet. — N îcolardot est une crapule. 
NicoLARDOT. — Buet est une crapule. 
Blov. — Vous êtes deux impavides crapules. 
JosÉPHiN Péladan. — Et vous donc! 
Laurent Tailhade. — Et vous donc! 
Tous. — Crapules! Crapules! Crapules! 



CASE (Jules). 

CE porteur d*un grand nom historique a pris ce 
pseudonyme uniquement pour embêter : 



GAZE (Robert). 

L fut secrétaire d'ambassade in partibus sous la 
Commune. De diplomate, il se fit professeur et 
de professeur, romancier. Dans ses salons, ornés d'an- 
tiques vierges en bois vermoulu et de croquades im- 
pressionnistes, la jeune littérature vagit. Il la nourrit 
à la becquée de la théorie du style simple et lui ap- 
prend à vénérer le grrrrand Balzac. 



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— 2^ — 



CÉARD (Henry). 

DURANT quelques ans, convergèrent sur lui les es- 
poirs des naturalistes officiels. On s'accorde au- 
jourd'hui à penser qu'Henry Céard est un distingué 
numismate. 



CHAMPFLEURY. 

On demande où est sa tombe. 

CHAMPSAUR (Félicien). 

IL est arrivé à Paris, il y a huit ou neuf ans, avec des 
pantalons trop courts, des redingotes trop longues 
et du toupet. Il a commencé par offrir des fleurs aux 
maîtresses de quelques vieux gendelettres. Comme 
poète, il a chanté la gloire du parfumeur Guerlain ; 
comme prosateur },,, Goudeau avait Thabitude de crier 
de sa voix puissante en voyant pénétrer Félicien dans 
les brasseries de Montmartre : « Rentrons nos idées! 
Voilà Champsaur ! » 



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— 20 — 

CHARPENTIER. 

LE mousquetaire de la librairie : — moustache hé- 
rissée ; a pourfendu l'opinion bourgeoise de sa 
bonne lame naturaliste. Les pschutieux et la Vie Mo- 
derne l'ont fait choir dans les griffes du gros Marpon 
qui s'en repaît et gagne. 

CHERBULIEZ (Victor). 

Qu'on soit Genevois, passe ; mais encore faudrait-il 
user de cette nationalité avec quelque modéra- 
tion. 



CHRISTOPHE (Jules). 

LE chargé d'affaires de Molière, de Duranty et de 
Balzac. Mouvements fébriles, chevelure en ré- 
volte, sinus nerveusement sculptés. Petit-cousin de 
Couthon, il a de qui tenir : décapiter des romanciers 
idéalistes, c'est son rêve. Est embêté par Téminent et 
chauve balzacien Anatole Cerfberr son collaborateur. 



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26 — 



CLADEL (Léon), 

COUVERT d'un feutre dont les bords fluent vers ses 
épaules, nippé en loqueteux de mélodrame, pers- 
pirant un fleur où s'exaspèrent les caproates alcalins, 
le cuir aduste et pileux, tel, dans les sauts de hauts 
chiens baveux, apparaît Cladel. Les traités d'obsté- 
trique en proscrivent la vue. 



GLARECIE (Jules). 
Pourquoi s'obstine-t-on à l'appeler Claretie ? 

COLOMBIER (Marie), née en 1839. 

AUTEUR dramatique. Romancière à secrétaires. La 
Récamier de l'opportunisme. Elle est ravie, quand 
elle rencontre Sarah, qui ne manque point de lui tirer 
la langue. 



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— 27 — 

COMEDIE FRANÇAISE. 

Aradmîratîon des provinciaux et des universitai- 
res, ses cabotins triomphent parmi les décors 
surannés et les alexandrins pauvres de rime. 

Sur tous, les Coquelin pontifient. Une bouche 
énorme, une face de cocher, des monologues, des 
gestes du Conservatoire servilement réédités leur va- 
lurent cette grandeur. Jadis ils confectionnaient à Bou- 
logne des gâteaux et des petits-fours. C'était mieux. 

Delaunay fait parler les marquis de Molière comme 
les petits jeunes gens du Faubourg. On cherche au 
fond de la scène Longchamps, des jockeys, des book- 
makers. 

Pathelin-Got chevauche à la perfection les man- 
ches à balai. 

Samary semble une réclame de dentiste, Reichem- 
bçrg une évocation de Déroulède, une province per- 
due ! Peut-être manifesteraient-elles du talent si Tu- 
sage de la maison n'exigeait point le respect de tra- 
ditions slupides, respect qui les ankylose. 

Pour le moderne. Sacs et Parchemins, l'Honneur 
et l'Argent, la prétentieuse géométrie sociale de Du- 
mas fils, la réhabilitation des filles-mères, des bâ- 
tards et des républicains forment tout le répertoire. 



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— 28 -^ 

Ce sont les pièces jouées, soignées, choyées. Mais 
une comédie de Banville attend quinze ans son tour, 
APRÈS M. Raymond Deslandes. 

Ainsi fut-il sous le règne de Perrin. Aujourd'hui 
M. Claretîe dirige rétablissement. Des gens pré- 
tendent qu'il fut littérateur. 

COPPÉE (François). 

UN exemple de ce que peut Tesprit de suite dans 
le commerce de la lingerie à bon marché. Sert 
unefrétillanteclientèledepeiites ouvrières; de mœurs 
pures et surveillé parsa sœur, il n'abuse que rarement 
de leur jeune enthousiasme. A récemment joint à sa 
boutique de. blanc un magasin d'accessoires de théâ- 
tre et de costumes historiques pour modèles, à l'ensei- 
gne d^s Palmes Vertes. Porelest commis à l'entretien 
de cette friperie; dans la poussière qui en émane, des 
voix de cabots jettent : « J 'ai tué le tyran ! — C'était 
ton père! — Ah! » 

CRI DU PEUPLE {Le). 



D 



ONNÉpar Séverine à Vallès. LUI, rassembla im- 
médiatement une rédaction de gens pas forts, afin 



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— 29 — 

que son talent fût mis en toute valeur par des articles 
repoussoirs, lesquels furent confiés à : 

— Lucien- Victor-Meunier. C'est à lui que s'ap- 
plique la parole du poète : « Monsieur Pîgnouf vati- 
cinant des absurdités sur le mont Sinaï. » Au physi- 
que, tête satisfaite de chimpanzé grignotant. Grand 
pisseur de copie. S'apitoie particulièrement sur les 
petites dames délaissées. Auteur d'une turpitude lit- 
téraire, Marat, qui n'eut pas de succès aux Bouffes-du- 
Nord. 

— Massard, Celui qui exhibe le plus de quali- 
tés dans cette feuille où, du reste, il n'écrit pas. Dis- 
positions remarquables pour la mise en pages; allure 
d'académicien calvite et gras. 

— Duc-Quercy, Célèbre parle meurtre de Balle- 
rich. Succès nombreux auprès du sexe, dus, prétend- 
il, à sa jolie taille. 

— Guesde. S'exprime difficilement en français. 

— Goullé [Albert). Collectionneur d'abus patro- 
naux. Gilet lacrymatoire ouvert aux doléances de l'o- 
verrier. 

— Séverine. Née en i858, jolie blonde, élève de 
Vallès. Vie épique. 



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3o — 



GROS (LafamiUe). 

Joujou^ pipi, caca, dodo, 
Do, ré, mi^/a, sol, la, si do. 
Charles dont Tesprit s'atrophie 
Invente la photographie 
Des couleurs, et même il écrit 
De longs poèmes en sanscrit. 
La bonne émiette une panade 
Qui mijote^ gluante et fade ; 
Antoine, le fameux docteur, 
Parle sur un ton radoteur; 
Henry, le statuaire,' gaShe 
Du plâtre, avec un air malgache ; 
Et tous, chaquç;s9ir^.aUci5alon, 
Beuglent, au son du violon, 
Afin que demain Von s*éveille 
Pour une existence pareille, 
Do, ré, tni,/a, sol, la, si, do^ 
Joujou^ pipi, çaca^ dodo. 




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D 



DALOU (Jules). 



INSURGÉ de la Commune, devenu statuaire. Dans un 
art aboli sur lequel vivent mal quelques centaines 
de gâcheurs ridicules, se manifeste robuste, vériste 
et aventureux. 



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— 32 — 



DAMALA (Jacques). 

O jour de gloire et de délices 
Où Besson lui tendit la main ! 
Plus de fiel au fond des calices ! 
O jour de gloire et de délices! 
Depuis ce jour, dans les coulisses, 
Il regarde de haut Romain. 
O jour de gloire et de délices 
Où Besson lui tendit la main ! 



DARZENS (Rodolphe) 

LE poète de la Nuit. Cheveux ea broussailles et lè- 
vres qui baisent le vide. Taille gigantesque ; gestes 
de piston à vapeur. Il travaille face à face avec une tête 
de mort dorée ; des cornues et des flacons étranges en- 
combrciit le haut de sa bibliothèque. 



DAUDET (Alphonse). N. C. 
Exportation. 



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r 



- 33 - 

DAUDET (Ernest). 
Un peu, un peu plus de talent que son frère. 

DEGAS. 



U' 



[-NE cuisse, une fleur, un chignon, ballerines con- 
tordues en l'envoi du tuiu; le nez d'un pompier; 
rashers et jockeys évoluant sur le vert ; une main de 
modiste dans une palpitation de plumes et de rubans; 
des cires peintes qui vivent. Cinématique infaillible. 
Les roueries des lumières artificielles surprises. Le 
Moderne exprimé. 

DELIEES (Léo). 
Un mirliton. 

DELPIT (Albert). 



EAU de candide niaiserie, ce doux Jocrisse tend, du 
seuil de Buloz, le bassin où stagne, sans une ride, 



B 

la gélatine de ses Alberquinades. Circulons: on s'y 
poisse. 



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-34 



DELPIT (Martial). 

FRÈRE cadet du précédent. Naquit à Cahuzac, en 
1 8 1 3, (la même année que M. Ange Blaze de Bury). 
Auteur d'un Mémoire sur les sources manuscrites de 
rhistoire municipale de la ville d'Amiens, (Médaille 
d'or de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 
en 184 1.) 



DENNERY (Adolphe). 
Fabrique de câbles. 

DENTU (Maison Edouard). 

ON frémit en songeant au compte terrible qu'a dû 
rendre à Dieu ce pauvre Dentu, qui n'a pas craint 
de se faire sur cette terre le complice de MM. Emile 
Richebourg, Xavier de Montépin, Jules Mary et An- 
dré Chadourne. 



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— 35 — 



DÉROULEDE (Paul). 

CAMELOT. Vend des broches tricolores et des car- 
tes transparentes patriotiques dans les cohues, 
des immortelles aux obsèques des culottes de peau, 
brocante, à proximité des casernes, capotes, ceintures 
de gymnastique, pantalons, basanes. A*monopolisé ces 
industries. Durant les mortes saisons, compile des 
anecdotes de mess. Le poing aux Vosges, héroïque, 
se fait tuer tous les soirs, vers onze heures vingt, dans 
les baraques des impresarii forains qui montent des 
drames militaires. 



DESCAVES (Lucien). 

SERGRNT-M.uoR taleuteux. Un mètre cinquante-quatre 
centimètres. — Pour se grandir, s'est fait un pié- 
destal du Calvaire d'Héloïse Pajadou, 



DESCHAUMES (Edmond). 

IL prétend se contenter pour écrire de la langue de 
Labruyère. Son portier s'appellerait-il Labfuyère? 



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1 



— 36 — 



DETAILLE (Edouard). 



PETITS soldats de zinc de toutes armes. Boîtes de 3o, 
100 et i5o; couleurs non vénéneuses. Ex-adju- 
dant au 6* chasseurs à pied. 



DODILLON (Emile). 

ANCIEN séminariste. Ample barbe d'encre. Bien 
qu'il soit nyctalope, exerce en Seine-et-Oise la 
profession de vétérinaire rural. Ses observations sur 
les bêtes, les villageois, il les consigne en de sincè- 
res, âpres et goncouniens romans. 



DOUCET (Camille). 

<K CoNsiDéRATiON ! Considération! 

> Sa seule passion I Sa seule passion ! » 



DROZ (Gustave 



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-37- 

DRUMONT (Edouard). 
Il émet dans le Monde des opinions discrètes. 

DUBOIS-PILLET. 

CAPITAINE et impressionniste. Monocle. Brosse su- 
perbe et moustache dure. Des fleurs, des paysages, 
des portraits et des bonshommes. Il est parvenu à sai- 
sir rirradiement du soleil hivernal réfracté par les 
cristaux de glace en suspension dans l'atmosphère ge- 
lée. Il en est fier. 

DUBREUILH (Gaston). 

LA barbe bifide. La senestre triturant le pommeau 
d'une épée virtuelle. Le jeune maestro estime Ros- 
sîni un peu pour son talent et beaucoup pour sa gour- 
mandise. A le culte de Wagner et la haine des wa- 
gnériens. 



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— 38 — 

DUBUT DE LAFOREST. 

Quel marchand de mélasse ! • 

DU CAMP (Maxime). 
Garde-chiourme de talent. 

DUJARDIN (Edouard). 



'analyste des Hantises. Le directeur du seul pé- 
riodique français qui témoigne de quelque génie: 



L 

la I{evue Wagner îenne. 



DUMAS (Alexandre). 



PROTECTEUR de Trouillebcrt. Inventeur de coupe- 
papiers pour solution d'adultères. 



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-39- 
DURAND (Charles), dit Carolus Duran. 

N 



E sait même plus brosser les peluches, les alépî- 
nes, les moires, les brocarts où se drapait sa répu- 



tation. 



DUVAL (Georges). 

Vous avez copié textuellement plusieurs pages de 
Balzac. 
— Que voulez-vous 7 J'ai une si belle mémoire. 




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J 



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E 



ENNE (Francis). 

NE voyant dans la Vie Simple qu'un titre à volume, 
il fut un des plus solides buveurs des Lettres 
actuelles. Abstème, désormais. Le lait d'ânesse que de 
sévères ordonnances lui imposent ne parvient pas à 
chasser de son Jovial mufle les couleurs cardinalices. 



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— 42 



ERCKMANN-CHATRIAN. 



Ces patriotes. 




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F 



c 



FABRE DES ESSARTS. 



'est plein de Fabre et de des Essarts, les journaux 
et les librairies. Celui-ci toutefois se distingue 
de ses homonymes, les Alfred et les Emmanuel, par 
cette particularité : il a du talent ; mais, enclin aux 
bonnes farces, il le voue à la confection de brochu- 
res syfiarchistes. 



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— 44 — 



FABRE (Ferdinand). 



PHOTOGRAPHE. Foumîsseur de TArchevêché. — Ta- 
rifs spéciaux pour MM. les membres du clergé. 
A écrit une histoire de la Pucelle d'Orléans, que, pour 
la circonstance, il a cru devoir signer Fabre Joseph, 



FAHRBACH 

Un chapeau chinois. 



FANTIN-LATOUR. 

INVENTEUR du fusaiu à musique et de la lithographie 
wagnérienne, 

FA V ART (née Pierrette Ignace Pingot, en 
i833.) 

EN traînant sa voix sur les syllabes muettes des 
alexandrins, elle se fît de belles rentes. Elle vieilJit 
heureuse, digne et considérée, car elle eut de beaux 
bras. 



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— 43 



FÉNÉON (Félix). 

DANS une face de politique yankee, parmi des ges- 
tes réservés de diplomate habile, un rire clair et 
sonore de jeune miss éclate, secoue parfois cet indé- 
chiffrable. Il écoute avec componction la lecture des 
manuscrits que lui infligent ses relations littéraires. 
Au fond il ne croit à rien et se moque. A peine en- 
guirlande-t-il de louanges les noms de Poictevin, 
de Verlaine, de Moréas, de Mallarmé,... et- de Paul 
Alexis. La Revue Indépendante vécut par lui son exis- 
tence révélatrice de très curieux écrivains. 



FEUILLET (Octave). 

BIEN avant Léo Taxil, il se convertît au catholi- 
cisme. Il pétrit des romans à Teau bénite après 
avoir longtemps pétri des romans à Teau sucrée, car 
les anciennes lectrices de ses adultères pommadés 
sont devenues, las ! douairières et dévotes. 



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--•46 



FEVAL (Paul). 

PRENEZ quelques tranches d'Alexandre Dumas; 
ajoutez-y un peu de Ponson du Terrail ; saupou- 
drez avec une pincée d'Elie Berthet; faites revenir 
le tout par quelques cuillerées de Gaboriau, et 
vous aurez un roman de Paul Féval, première ma- 
nière, qu'il s'appelle le Roman de minuit, la Bande 
Cadet ou le Chevalier Ténèbre, — Cette recette 
n'ayant pas donné les résultats désirables, Féval Paul 
chercha'son chemin de Damas, il le trouva rue des 
Saints-Pères. — Aveuglé par la grâce et recueilli par 
un vénérable ermite, le II. P. Palmé, il confessa ses 
fautes, livra son corps aux plus dures macérations et 
fit vœu de pauvreté. Il consacre sa vie, depuis sa con- 
version, à la composition d'opuscules pieux pour la 
plus grande édification des pénitentes de son Direc- 
teur. 



FÈVRE (Henry). 

E Saint-Amand du Naturalisme. Son collaborateur 
Louis Dcsprez en a été le saint Symphorien, 



L 



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— 47 — 

FIGARO {Le). 

L*ORACLE de la magistrature, de l'armée et de la 
banque. — Il dirige le goût de ce public payant. 
Il lui dit quelles pièces il faut voir, quel livre acheter, 
quelle musique entendre, quelle peinture admirer. 
Et ce public voit jouer la pièce, achète le livre, écoute 
la musique, admire le tableau, sans discuter le senti- 
ment qu'on lui impose. Aussi le Figaro dispense-t-il 
aux artistes la richesse ou la famine, la gloire ou 
Tobscurité. 

Philippe Gille, Vitu, Wolffsont les juges sans appel 
du talent. Ils décernent la marque du bon goût ou la 
refusent, et Périvier présente les élus. 

Parisis-Blavet et sa meute de secrétaires éparpillent 
sous les yeux des lectrices les chiffons à la mode avec 
le coup de pouce d'étalagistes expérimentés. 

En ces colonnes parurent Rochefort et Ignotus, 
*Wolff et Méténier, Delpit et Concourt, Grandlieu et 
Vallès, Bonnetain et Bergerat. C'est le journal-ca- 
méléon, le chatoiement des opinions et des idées, 
l'impertinence et l'effarouchement. Bataille conte les 
vîols et les adultères à faire déployer les éventails 
devant les visages. On y combat monseigneur Freppel 
et on fait de la réclame à Lisbonne. Monselet signe 



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-48- 

un article : dans celui d'au-dessus on a traité Zola 
depornographe. 

Incohérence boulevardière exquise. Poireaux goûts. 
Asphalte et falbalas. Bouts de cigares et pamphlets* 
Coups de canne et bulles pontificales. Pots de chambre 
de grands seigneurs et démêloirs d*actrices. Livres 
de stratégie et bonbons Charbonnel. Numismatique. 
Mandements épis:opaux. Souvenirs de Charles 
Monselet. Pastilles Géraudel. Avenir du Panama. 
Duo de Mireille. Tartarin sur les Alpes. Mademoi- 
selle Lili. Gants à trois francs soixante-quinze centi- 
mes. Précepteur parlant six langues. Un délicieux 
perruquier dont les femmes raftolent... et leurs 
amants... et les maris. 

Succès. 



FLOUPETTE (Adoré). 



DEUX gros farceurs, ce masque : Beauclair, secré- 
taire de la Petite Presse, bâtonniste es triolets ; 
Vicaire, de Bourg-en-Bresse, comme Faret, et son ri- 
val souvent heureux. 



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— 49 — 



FORAIN (J.-L). 



N un dessin argotique, les foulards des bonneteurs, 
la bouche et les yeux des filles au gaz, les chairs 
de brothels, Tobliquité des escarpes, les portraits de 
M. Grévy et de mademoiselle Rousseil. 



E 



L 



FOUQUIER (Henry). 

'hécatonchkire du journalisme. Opportuniste en 
amour, en politique et en art. En amour, c'est 
bien. 
Et du style, 

FOUQUIER (Marcel). 
Ou le Rival de son père. 

FRANGE (Anatole). 

D 



ÉLiCATS, mais, peut-itre, fastidieux, ces nobles 

vers. 

4 



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— :)0 — 

FRANCE (Hector). 

SE délecte aux dessous moites des petites filles de 
Londres et de Tunis, se passionne pour le com- 
merce des religieuses nymphomaniaques et des pe- 
nards de presbytère. 




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G 



GAULOIS {Le). 



DANS le boudoir de satin cerise où Meyer Anhur 
repose ses membres beaux, Mitaine de Soie, née 
le I*' janvier i836, parlait ainsi : 



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52 — 



é é 



— O Arthur, quand j'abandonne ma tête lasse d'a- 
mour dans ton gilet blanc, je suis comme Toiseau 
dans son nid duveteux. 



Ainsi parlait-eîle, eti'homme du monde répondit 



— Je te donnerai comme à ma sultane la plus chère 
un bouton de ce gilet avec lequel je présidai jadis les 
fêtes de Paris-Murcie. 



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Dr» 



> è 



Et soudain, une grande voix envahit le boudoir de 
satin cerise, et cette voix proférait: — Trop de litté- 
rature ! Trop de littérature ! 



é 
é é 



Et resplendit le visage prophétique de Cornély, et 
Arthur se voila la face, et Mitaine s'évanouit. 



II 



Dans le boudoir de satin cerise où Meyer Anhur 
repose ses membres beaux, Gyp, née le i" avril 
i83ô, la toute gracieuse, parlait ainsi : 



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-54 



é 
é é 



— Quand je colle mes lèvres sur ton front poli, il 
me semble que je suis une belle fille d'Orient qui ra* 
fraîchit ses lèvres sur la margelle d'une fontaine. 



é ' 
é . é 



Et Arthur répondit : — Cette poésie délicieuse a 
pénétré mon cœur. Serait-ce une phrase du Petit 
Bob? 



é 
é é 



Mais la voix du prophète, qui résonne comme un 
C/a/ron,^mugit : — Trop de littérature ! Trop de litté- 
rature. 



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— 55 



**é 



Et Arthur se voila la face, et Gyp s'évanouit. 



III 



Sous les feuillages de l'allée des Poteaux, elles 
vont, les jeunes amazones, — emportées par le galop 
des steppers, comme les feuilles mortes par le vent 
d'automne. 



é 
é é 



Mais voici que la jalouse Mitaine jette sur le bras 
de Gyp le vitriol qui corrode. 



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56 — 



é é 



Et elle rentre heureuse, la vindicative enfant que le 
printemps n'a pas nimbé plus de quarante-huit fois 
de ses soleils d'or. 



é é 



Et pour se venger de l'infidèle Anhur, elle s'enivre 
de délices clandestines avec Tatave. 



é *é 



Mais le monsieur qui payait Mitaine pour garnir 
$es matelas la trouva mauvaise. 



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^ 



57 



é é 



Et comme Gyp, la toute gracieuse, Tinvitaît à Ta- 
mour il lâcha pour elle sa folâtre maîtresse. 



é 
é é 



Et Mitaine se trouva dans la débine, et Gyp fut 
vengée. 



IV 



Pour que la postérité n'en ignorât, Gyp écrivit cette 
histoire qu'elle intitula le Druide et qu'Havard, Tédî- 
teur bleu, publia. 



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58 - 



*** 



Mais comme Tatave était dépeint dans cet écrit en 
tenue de bain, il provoqua Havard en combat sin- 
gulier. 



é é 



Mais le prudent Havard préféra s'en remettre à 
l'arbitrage du commissaire de police. Et de désespoir 
Tatave s'en fut à la campagne perpétrer un roman. 



Et Arthur Meyer, l'homme du monde, trônait tou- 
jours dans l'absolue sérénité de sa splendeur. 



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-59- 



GALLI-MARIÉ, née en 1846. 

LES vitrines à exhibitions photographiques de la rue 
de Rivoli étalent d'elle tout ce qu'il en faut con 
naître. 



GAUTHIER-VILLARS (Henry). 

POUR expier certain livre imprudent sur... mettons 
Bret-Harte, ce clubman aux moustaches péni- 
cillées est devenu le forçat de Thilarité cœliaque. 
Garde son boulet au lit, à la frontière belge, chez 
mademoiselle Depoix, devant les épreuves de ma- 
thématiques de rimprimerie paternelle, partout. 
Inventeur du calembour chargé à la glyoxyline et à 
la nitromanniie. La majeure part de ses produits 
pyrotechniques sont livrés aux artificiers Gaston Vil- 
lars, Jim Smiley, Henry Maugis et Boris Zichiné. 



GAUTIER (Emile). 
La prison le dégoûta de Tanarchisme. 



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— 6o 



GAUTIER (Judith). 



P 



RiNCESSE chinoise, élevée par de subtils mandarins 
à boutons de malachite. Pâmée en l'opium, elle 
empreint sur le papier de riz la configuration de ses 
rêves de fleurs, de dragons, d'ailes, de nues. 



GEROME. 

EST-ce parce qu'il est membre de l'Institut qu'il es- 
quive la cour d'assises ? 

GERVEX. 

EUT quelque valeur ; mais, prudent, il vint vite à ré- 
sipiscence. 



GHIL (René). 

APRÈS de noires initiations et des années d'étude, 
on peut affronter son altière Légende d'Ames 
et de Sangs. Quant à son Traité du Verbe (avec 
préambule de Mallarmé), il est fort répandu dans 
les écoles primaires. 



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L 



— 6i — 

GIL BLAS. 

E père Dumont eut une idée. Il l'appela Gîl Blas 
et lui mit en bavoir une phrase de Jules Janin. 

Villemot et Richepin Tallaitèrent d*amertumes et 
d'ironies. Maizeroy la sevra avec des fondants à la can- 
tharide. Silvestre lui apprit à rire et Vallès à mordre. 
L'idée grandit et s'éleva au-dessus du médiocre. 

Alors Sarcey bava. Il revêtit ses insignes de déla- 
teur accrédité auprès de Sa Majesté Marianne. Il se 
passa au cou la chaîne d'acier où est suspendue une 
feuille de vigne, emblème de sa charge. La pudeur 
des épiciers sur laquelle il veille condamna. 

Honnie par les imbéciles, l'idée réussit. Son usine 
littéraire fut installée supérieurement. Le patient 
Mendès y construit sur des pointes de seins des chro- 
niques futiles comme des châteaux de cartes et com- 
pliquées comme des créations de confiseurs. Le gros 
Maupassant tourne en style d'amateur les petites 
aventures et les petites pensées des petites gens. Ban- 
ville y fait de la musique. Zola établit au rez-de- 
chaussée ses énormes, puissantes et bruyantes ma- 
chines dont trépide le monde lettré. Alexis y dissèque 
des âmes et Monin y anatomise des corps. Le baron de 
Vaux potine, Xau raconte et Ginisty bavarde. 
' Et l'usine marche, et l'idée encaisse, et tout ce bruit 
plaît. 



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— 62 — 



GILLE (Philippe). 

CE nom évadé de la Comédie Italienne a porté 
bonheur à vingt pièces sans mélancolie : Le 
Serpent à plumes, les Charbonniers, l'Ecossais de 
Chatou... 



GINISTY (Paul). 

IL fait de la critique au Gil Blas, de la chronique 
panout, dirige la Vie Populaire , qui prospère, col- 
labore avec Gramont, et passe le reste de son temps 
à rendre service à ses camarades. Puis, chaque soir, 
se couche, en se disant : — Encore un jour perdu 
pour TArt ! — Poseur, va ! 



GIRAUD. 

RUE Drouot, i8, défilentj chaque soir, vers cinq 
heures, sous l'alacrité de son œil, les célèbres de 
demain. Cherche parmi eux le Balzac qui édifiera la 
gloire de sa Librairie Parisienne : ne désespère pas 
de le trouver. 



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— 63 



CONCOURT (Edmond de). 



GRENIER dominical, préfaces, amour fraternel et 
académie des Dix — constituent les menues tares 
du Maître qui a formulé ces livres suprêmes : la Faus- 
tin et Chérie. 



COUDEAU (Emile) 

M 



ONOLOGuisTE distingué. Il rime pourtant moins 
bien que Paul Bilhaud. 



GOUNOD. 

ILLUSTRE amant anglais. Il compose de la musique 
rudimentaire à la portée des intelligences faiblar- 
des qui hantent les avant-scènes deTOpéra. 

GRAMONT (Louis de). 

Fu-s du poète des sextines. Poète lui-même. Chroni- 
queur de V Intransigeant, barbelé des dards, qu'il 
fiche dans Tadipocire de la morale bourgeoise. 



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- 64 - 

GREVIN. 

Fabricant de petites femmes pour arches de Noé. 

GRÉVY (Jules). 

QUOIQUE président de la République, il importune 
les contribuables par des traductions anonymes 
en vers blancs des fables de Phèdre et des opuscules 
erotiques de la basse latinité. 

GUAITA (Stanislas de). 
A hérité de la baguette magique d'Eliphas Lévy. 



GUIGOU (Paul). 

ouACHAiT, dans la Revue Moderniste, de la criti- 
que sentimentale sur les impressionnistes et les 

psychologues, quand, brusque, ranillerierarrachaaux 

Lettres. 



G 



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H 



HAVARD. 

RESSEMBLE au Béamais et ignore la littérature. La- 
quelle de ces qualités rend si prospère son com- 
merce ? ' 



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66 — 



HADAMARD (M»e), de TOdéon, née le 3o 
septembre 1849. 

La tant bonne pour son père 
Et pour sa maman aussi 
Faut-il qu'on la vitupère ? 

O leur langue de vipère 
Qui tourmente sans merci 
La tant bonne pour son père ! 

Et vraiment je désespère I 
A propos d'un «o«, d'un 5f, 
La fant bonne pour son père 
Faut- il qu'on la vitupère ? 



HALÉVY (Ludovic), académicien- 
Ludovic, qu'as-tu fait de ton frère Henri î 



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-6; 



HEBERT (Ernest). 



ES yeux pochés flottent dans de rêveuses faces : 
J « madones » travaillées aux estompes et aux fards 



D 

blonds ; « sultanes » ensevelies en des piétés léthar- 



giques. 



L 



HENNEQUIN (Alfred Nicoclès). 

E déficit? Mais pour le combler il suffirait que le 
fisc imposât les portes et fenêtres par où font ir- 
ruption sur les planches les vifs fantoches de ce vau^ 
deviilisie. Dénoncé à la Commission du Budget. 

HENNEQUIN (Emile). 

RÉDIGE, en un style acérain, aux syllogismes homo- 
centriques, des scolies sur : Concourt, Flaubert, 
Mallarmé, Dostoïewsky, Heine. 



HENNER (I. I.) 

E peint que des personnages sans voiles et vus à 
travers Teau glauque d'une baignoire. Serait-ce 

pour encourager ses contemporains à l'usage de Thy- 

drothérapîe ? 



N 



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— 68 



HENNIQUE (Léon). 

RELATE des cocuages bourgeois et les souvenirs ter- 
nes de son enfance de fils de gradé aux colonies. 
S'exprime couramment dans le pur dialecte méda- 
nien. A Tair de suivre ses obsèques. 



HENRY (Charles). 



DÉCLARE sans sourciller dans un article esthétique : 
— « Le rythme est un changement de direction 
» déterminant, sur une circonférence dont le centre 
» est au centre du changement, une division géométri- 
» que possible aux termes delà théorie de Gauss. » 

Mesure au dynamographe la valeur d'une méta- 
phore de Mallarmé, commente au tableau noir 
les vers de Jules Laforgue, trace des graphiques de 
maladies, réduit en équations les tableaux de Degas. 
Prouverait que des relations rigoureuses lient la 
solubilité du nitrate de plomb à la révolte des Tax- 
pings. '- 



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-69- 

HEREDIA (José-Maria de). 
Orfèvrerie, damasquinerie, cuirs cordouans. 

HOCHE (Jules), 



IL est petit ; il est blond ; il a Taîr doux et timide ; il 
a eu pourtant des tas d'aventures, dont il a narré 
quelques-unes en un substantiel et antithétique vo- 
lume : — Le Vice Sentimental, — (Amours d'Asniè- 
res. — Amours d'Afrique). Honni soit qui mal y 
pense ! 



HOUSSAYE (Arsène). 



UT meunier et beau. Célèbre par ses redoutes. 
Chanta la crinoline et les robes à paniers avec 



F 

talent. 



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— 70 



HUYSMANS (Jorîs-Karl). 



MINCE masque, crevé d'yeux luisants, au nez en 
doucine, dominé d une brosse qui s'apâlit. Sur 
les trottoirs, serré dans un veston bistre, il passe vite, 
d'une allure frileuse. Rue de Sèvres, ses murs se pla- 
quent de vieilles gravures, d'aquarelles impression- 
nistes, de fusains; l'alopécie d'un obèse chat y feutre 
de poils jaunes les mollets. 

Fait, dans tous ses romans, clamer ses revendica- 
tions par quelque protagoniste : elles portent sur les 
sautes barométriques, le titre des alcools, l'âcreté du 
tabac, le tapage des tramways, la bêtise des filles, l'in- 
clémence du bœuf. A inventé une phrase, — une 
phrase virulente, comminatoire et sans dessous, ta- 
touée de sauvages métaphores, apte à susciter des cho- 
ses nauséabondes, denses et tumultueuses. 

Effroi des typographes et des relieurs: il exige d'eux 
des tirages sur papiers hostiles à toute impression, et 
des reliures en peau d'ornithorinque et de tapir. 



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•r - 



D 



HYACINTHE (le Père), dit Loyson. 



ÉBUTA à Notre-Dame ; de là, passa au Palaîs-Royal 
où il créa avec beaucoup de succès : Jocrisse^ la 
Sensitive^ le Tigre du Bengale, etc. Fatigué de la vie 
de théâtre etcomme ses directeurs refusaient de renou- 
veler son engagement aux conditions qu'il imposait, 
il rentra dans la vie privée. Tient, rue d'Arras, n** 3, 
un magasin de cultes en tous genres, fait les répara- 
tions et va-t-en ville. 




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I 



IGNOTUS (Baron Ferdinand Platel). 

10. — Or je fus ravi en esprit un jour de dimanche 
et j'entendis derrière moi une grande voix comme est 
le son d'une trompette, / 

11, — Qui disait : — Je suis Talpha et l'oméga, le 
premier et le dernier; écris dans un livre ce que tu 
vois. 



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— 74 — 



12. — Alors, je me tournai pour voir celui dont la 
voix m'avait parlé et, m*étant tourné, je vis sept chan- 
deliers d'or. 

i3. — Et, au milieu des sept chandeliers d'or, un 
personnage semblable à un homme,vêiu d'une longue 
robe et ceint d'une ceinture d'or, à l'endroit des ma- 
melles. 

14. — Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme 
de la laine blanche et comme de la neige, et ses yeux 
jetaient comme une flamme de feu. 

i5. — Ses pieds étaient semblables à l'airain très 
luisant, comme s'ils eussent été embrasés dans une 
fournaise, et sa voix était comme le bruit des grosses 
eaux. 

16. — Et il avait en sa main droite sept étoiles, et 
de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants, 
et son visage était semblable au soleil quand il luit 
dans sa force. 

17. — Et lorsque je l'eus vu, je tombai à ses pieds 
comme mort, et il mit sa main droite sur moi en me 
disant: — Ne crains points je suis le premier et le 
dernier. 



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— 73 - 



IVRY (Vicomte Ogier d"). 



Vn Pittié subalterne. 




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^ 



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J 



JAVEL (Firmîn). 
Voir Deschaumes. 



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-78- 



JONCIERES (Victorîn). 



Je crois que c'est un musicien. 



JULLIEN (Jean) dit « Trouble-Cœur ». 

NE craignez point, mères prudentes I Jean Jullien 
est simplement un garçon de talent. Il Ta prouvé 
par son livre. 




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K 



KISTEMAECKERS 

ÉDITEUR belge et intelligent; lieutenant de pompiers, 
décoré de la Croix Civique (ne pas confondre avec 
Tordre de Léopold Carton). Fournisseur breveté des 
Tribunaux de France et de l'Etranger. Beaucoup de 
flair artistique» 



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8o — 



KONING. 

Négrier en blanc. 



R 



KRZYZANOWSKI,ditSigismondLacroîx. 



OCHEFORT Ta dénommé : le Poniatowski de la Bar- 
rière du Trône. 




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L 



LAFFITTE (Jules;. 
Directeur du « Voltaire, » 

ACTE !•'. 

Dans le cabinet de M. Lafi&tte, au Voltaire. 

M. RANG, M. LAFFITTE. 

M. Rang. — Vous feriez bien, mon cher Laffîtte, 
après avoir publié Nana, de demander un roman à 

6 



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— 82 — 

Edmond de Concourt : cela ferait du bien à votre 
journal. 

M. Laffitte. — Vous croyez? 

M. Rang. — J'en suis sûr. 



ACTE II 

Même décor. 
M. EDMOND DE CONCOURT, M. LAFFITTE. 

Edmond de Concourt. — J'ai reçu votre lettre, 
monsieur, et Je viens m'entendre avec vous au sujet 
du roman que vous voulez bien me demander. 

Laffitte, se rengorgeant dans son fauteuil et d*un 
petit ton protecteur, — Et comme cela, mon gaillard, 
il paraît que nous avons du talent ? 

Edmond de Concourt, abasourdi, — ?? 

Laffitte, de même. — Oui, oui, on a quelque chose 
dans le ventre. C*est bien, c'est bien, on va vous 
pousser. Voyons, avez-vous une petite machine ? 

Edmond de Concourt, très froid, — J'ai un roman 
sur la vie de théâtre, la Faustin. 

Laffitte, toujours protecteur, — Je vous avouerai 
que cela m'est profondément indifférent, mais les af- 
faires sont les affaires. Voyons votre prix.^ 



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— 83 — 

Edmond de Concourt. — Un franc la ligne. 

Laffitte, bondissant. — Un franc la ligne ! Vous n'y 
pensez pas! — Voulez-vous 25 centimes? {Edmond 
de Concourt se lève. ) 

Laffitte. — Ah ça ! mon garçon, vous êtes bien exi- 
geant ! Mais, après tout, qu'est-ce que vous ave:{ donc 
tant fait! ! 

Rideau. 



LAFORGUE (Jules). 

GLABRE et dodu Jeune homme. Chante à la Lune 
d'insidieuses et aromales Complaintes, des lita- 
nies incantatoires. Ce Sélénite est lecteur de Timpé- 
ratrice Augusta. O les affres de cette dame, s'il lui lit 
ses poèmes ! 



LAMBER (Juliette), née en i836. 



ES Sarcey, des Bornier, des Noël Blache, des 
Charles Lomon, des Harry Alis. 



D 

Oh ! madame 1 



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- 84 - 
LAMOUREUX. 

STOiQUE, il supporta les tempêtes de sifflets et le 
bombardement des petits bancs, sans renoncer à 
dompter le public avec Ja mystérieuse musique wa- 
gnérienne. Par sa flegmatique obstination d'homme 
gros et myope^ il triompha. 

LAURENS(J.-P.) 

RESTAURE les maçonneries mérovingiennes et passe 
au badigeon les momies historiques. Boucanée 
par les travaux de force, la peau de ce vieux manœu- 
vre est insensible aux saisons : cela suffit-il à expli- 
quer que tels personnages, les enfants et les jeunes 
filles de la Mort de sainte Geneviève, au Panthéon, 
vaguent tout nus, en janvier 5 02? 

LEBLANC (Léonide), néele 8 décembre 1846. 

ETOILE pâlissante de TOdéon. Elle reçoit dans son 
hôtel, outre la famille d'Orléans, quelques jeunes 
poètes dont elle emploie la verve à autographier avec 
dédicaces des tambourins choisis par elle dans les 
Grands Magasins du Louvre. 



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— 85 — 

LECONTE DE LISLE. 

Au bord de la sainte Gangâ, où les rosîef s sont 
géants et les lotus plus doux que des asperges, le 
Poète barbare est assis majestueusement sous un dais 
de peaux de bêles et de pierreries. En vain pour 
Tégayer, le singe savant virevolte ; en vain Téléphant 
sacré lui tire sa révérence. L'œil du successeur reste 
dur, derrière le monocle, et immuablement fixé sur 
la Mare des Palmipèdes. 

Et des chiens errants hurlent à Tentour, et ce sont 
des reporters 

LEGAULT. 

Chantons sa chevelure 
A la riche annelure 
Et Taube de ses seins 
Sur les coussins, 

Et ses oreilles jointes, 
Et les hautaines pointes 
De ses sourcils arqués 

Et bifurques ; 

« 

Chantons aussi sa bouche 
De bacchante Nitouche, 
Et quant à sa vertu, 
Turlututu. 



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— 86 — 



LEGOUVÉ (Ernest). 

APRÈS avoir sommeillé pendant de multiples séances 
à Taudition de discours académiques, il fabriqua : 
LArt de la Lecture, Il reconnut ainsi la nécessité 
d*une méthode qui aidât à débrouiller les phrases 
inextricables de ses confrères et les siennes. 



LÉGUÉ (D^ Gabriel). 



'est complu aux aventures alvines des Possédées de 
Loudun, et les a dites en un volume gorgé de textes, 



s 

secoué de râles et taché. 



LEMAITRE (Jules). 

APPARTIENT à cette catégorie des iNormaliens — c'est 
la plus dangereuse — qui feignent de comprendre 
quelque chose. 



LEMERRE (Alphonse), éditeur. — (*) 

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87 



LEMONNIER {Camille). 



ANS le bassin de la Senne, ce Flamand rose et blond 
règne sur un peuple de batraciens aux croasse- 



D 

ments laudatifs 



LEMOYNE (André). 

« Fidèle aux coteaux, modérés, ami des vallons et 
» de la verdure. M. André Lemoyne n*a pas le grand 
)) vol des aigles : une plume de cygne suffit à son am- 
» bition. Après avoir encouragé ses débuts, c'est une 
» récompense qu'aujourd'hui l'Académie décerne à 
» ce brave ciseleur de vers, dont le mérite n'est dé- 
» passé que par l'élévation de ses sentiments et la dî- 
» gnité de sa vie modeste. » 

(Académie Française. Séance annuelle, du 
25 novembre i885. Rapport' de M. Ca- 
mille Doucet, secrétaire perpétuel.) 

Nous nous associons à l'expression émue de cet api- 
toiement . 



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— 88 — 



LEPELLETIER (Edmond). 

SON Style. Style! Style? «... Tidéal infini, et aussi 
» la terrestre réalité dont ne peuvent se détacher 
» nos membres retenus par Timmuable loi de la pe- 
» sauteur qui, par une loi fatale et inviolable, réagit 
» sur l'âme et la rive, à son tour, serve résignée, à la 
» glèbe maculée de sang, ensemencée de sottises, 
» notre domaine infranchissable. » 

{L'Echo de Paris. Nov. i885). 



LESCLIDE (Richard). 
Vieux domestique proposé pour le prix Montyon. 

LISBONNE (Maxime). 

CABARETiER, invcuteur des chapeaux de haute forme 
à bords plats. Allure replète et tassée, commune 
aux marchands de vin. Tête bouclée de garçon coif- 
feur. A porté, lors de l'insurrection de 1 871, une 
superbe tunique à petits plis en drap vert olive. C'est 
là sa vraie gloire. 



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-89 



LESSEPS (Ferdinand de) 

E 



NTREPRisEs de terrassemciits. Nursery Accidents de 
cheval. 



LORRAIN (Jean). 
Un gars. Il n'a pourtant pas su violer la rime. 



LOTI (Pierre). 

ANS un style tendre, il peint avec du bleu tendre, 
du vert tendre, du rose tendre et du noir tendre, 
la mer, les floraisons tropicales, les visages des bons 
marins et les appas des petites moricaudes. 



D 




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•^ 



M 



MAGE (Jean). 

ATHÉE. Il ressemble au Père Eternel des vitraux. 
Et comme il ne se découvre à lui-même aucune 
qualité divine, il conclut, par une induction hardie de 
la similitude physique à la similitude spirituelle, que 
son sosie n'est pas Dieu. 

* Les sous-chefs de bureau l'estiment pour un livre, 
ÏHîStoire d une Bouchée de pairiy que Ton donne en 
prix à leurs enfants. 



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— 93 — 

MAGNIER (Edmond). 

UN Meyer chrétien, — Un Laffitte moins l'astuce, 
— Digne en tous points d'être le directeur de 
TEvénement. 



MALLARMÉ 
I 



ssu des amours tératologiques de mademoiselle 
Sangalll, du Père Didon et de l'illustre Sapeck. 



MALOT (Hector). 
A si peu de-talent que Vallès faisait son éloge. 



p 



MARET (Henry). 

AR les aoûts les plus blancs, est enveloppé de peaux 
comme un Samoyède. Au Palais-Bourbon, il a, 
en 82 ou 83, « rapporté » le budget des Postes et des 
Télégraphes, — sans génie. Dès lors, il s'est tu, de 
peur de s'enrhumer. Mais, au Radical, ses articles ont 
des muscles, des nerfs, et pas d'ouate. 



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-93 - 

MARGUERITE 

Nom de plusieurs actrices. 

MARGUERITTE (Paul). 

AUTEUR de Tous quatre, roman par anticipation 
qui traite de la vie d'un artiste pendant les vingt 
dernières années de ce siècle, — façon Berthoud et 
Robida. Un bon livre. 

MARIETON (Paul). 

JEUNE homme doux, mais fatigant. Félibre de nais- 
sance. Elève du perruquier Jasmin, il dépassa ra- 
pidement son maître et devint le plus intrépide raseur 
de tout le Félibrige, ce qui n'est pas un mince mérite. 
Ayant découvert un pastour auquel il trouva du gé- 
nie, il le prit sous sa protection, Fimposa aux masses 
et en fit le grrrrand Mistral. Allah ! Mistral est grand 
et Mariéton est son prophète. 

Signe particulier : S'occupe beaucoup de décentra- 
lisation. — Va prochainement présenter Joséphine 
(Soulary) à l'Académie. 



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— 94 - 

MARMIER (Xavier). 
J'ai vu dans son fauteuil ce vieillard cacochyme. 

MARPON. 



GAGNE en parîant sur de bons chevaux, gagne en 
éditant de mauvais romans et gagne de Tembon- 
point. 



MARTEL (Tancrède). 

E paladin décadent, au nom illustré par deiïx cé- 
lèbres pourfendeurs n'a conservé des anciens 
chevaliers que leur devise : — Dieu et ma dame ! De 
là : La main aux Dames j avec préface de Bossuet. 



C 



MASSENET (Jules). 
Un saxophone. 

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-95 - 
MAUPASSANT (Guy de) - N. C. 

MAY (Jane), née en 1860. 
La rosière d'Asnières. 



MAZADE (De). 

Qu'importe? Ton vous dit qu'il est grave, très grave. 

(JOSEPHIN SoULARY). 

MEISSONIER. 

S EST enrichi par de louches négoces : fait le trafic 
des petites toiles, comme on ferait celui des petites 
filles. Sa devise : « Peignons sur rue. » Une loupe, 
une patience de micrographe, beaucoup de barbe, une 
intelligence obturée et une garde-robe de costumes de 
carnaval, — Roybet, Domingo, tant d'autres, ont, 
eux aussi, adopté ce matériel d'atelier, et ont parfai- 
tement réussi à faire des Meissonier encore plps mau- 
vais. On doit à madame Mackay la critique la plus 
fortement argumentée des œuvres de cet homme. 



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-96- 



MENDÈS (Catulle). 



Xavier Ricard vêt -il la bure, 
En quel trou Mérat a buté, 
Où sont Lesclide et Lefébure, 
Nina, tendre comme un pâté, 
Et le bon poète Pâté ; 
Marras, qui de la tarentule 
Des sombres mélos fut hanté ? 
Mais où sont tes cheveux, Catulle! 



MERMEIX. 

Journaliste. 

MEYER — Voir Arttiur. 



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— 97 — 



MÉTÉNIER (Oscar). 

AMI particulier de nos assassins les plus en vogue. 
Œil mobile et rotin en main, de minuit à deux 
heures, s'attable dans l'arrière-salle des mastroquets 
d* quartier Galande, avec des diplomates, des mo- 
mentanées, des dominicains, des bas bleus ou des 
industriels, qu'il pilote. Une chaire d'argot sera ins- 
taurée à scn intention au Collège de France, dès qu'un 
ministre moderniste supplantera le marmiteux Goblet. 
En attendant cet enseignement officiel, lire la Chair, 
où tumultue une cohue de personnages de tous sexes 
et de tous mondes, surtout du monde où l'on dégrin- 
gole les pantes. Le sang-froid et la verve se com- 
binent en cet actif homme, au corps concis, à l'aspect 
japonais, aux gestes saccadés qui lancent au but les 
paroles. 



MICHELET (Emile). 

'autre. Il confesse Bourjet et Barbey. Fait de jolis 
' vers qu'il cache. 

7 



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-98- 

MILLAUD (Albert). 

ULYSSE ne pouvait se consoler du départ de Calypso. 
» Dans sa douleur, il se trouvait malheureux de 
» n'être point immortel. L'hôtel du Figaro ne réson- 
» nait plus de son doux chant. Les garçons qui le 
» servaient n'osaient plus l'approcher. Il avait sans 
» cesse les yeux fixés sur le point de l'horizon où il 
» avait vu disparaître le vaisseau qui L'emportait, et, 
» avec Elle, les belles recettes des Variétés. » 

» Etplorans, ploravitin deserto et noluîi con- 

» solari, quia non sunt. » 



MIRBEAU (Octave;. 

A DÉFENDU l'impressionnisme, secoué les cabotins 
et les paltoquets de lettres. 



MONET (Claude). 

La Fée-aux-bois, non chiche, 
Sur sa palette en fleurs 
A de la corne riche 
Renversé les couleurs. 



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- 99 — 

MONSELET. 

Gastronome. Et puis ? 

MONSIEUR OHNET. - N. C. 



D 



MORÉAS (Jean). 

ARDE les ténébreuses moustaches et aussi, derrière 
un monocle circulaire, Tarrogance d'œil d'un 
homme dont toute la famille a joué un rôle daas 
le grand cabotinage de l'Indépendance grecque. Ce 
giaour, son Athènes natale abandonnée, vécut à Pra- 
gue, à Florence, à Cologne, puis devint littérateur fran- 
çais à Paris. Poèmes savants et rébarbatifs, contrôlés 
par une échométrie de précision, teints de colorations 
minérales. A travers leur symbolisme rôde et plangore 
une adventice et hagarde faune de bêtes, de nains et de 
nigromans qu'il affène de synecdoques et d'anacolu- 
thes. Dit volontiers de sa voix de métaux: Baudelaire 
et moi, les Fleurs du Mal et les Cantilènes. Protège 
Shakespeare, Cervantes, Stendhal et les petites bou- 
quetières 



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100 — 



MOREAU. 

GUSTAVE comme Flaubert, et, comme lui, peintre 
d'hiératiques Hérodias. A son nom seul, dans la 
jeune littérature, on s'évanouit d'angoisse admirante. 
Emoi qui, du reste, est simple affaire de bon ton, 
car ces aquarelles, où s'exalte le fauve rêve de civili- 
sations périmées, sont détenues, toutes, par deux ban- 
quiers sémites, jalousement. 



MORICE (Charles). 

YONNAis, il a, de son compatriote Chenavard, l'a- 
' chromie et les idées générales. 



MOSTRAILLES (L.-G.) 

MONSTRE bicéphale. Bicéphale ou tétrapode ? Tré- 
zenik et Rail représenteraient-ils réellement deux 
têtes ou bien quatre pieds ? 



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lOI — 



LES DEUX MOUNET. 

Je ne les rêve pas vraiment, 
O Scribe, dans ton répertoire I 
Pour eux le fer, pour eux la moire, 
L'or massif et le diamant ! 

Pour eux la tempête des rimes 
Dans les alexandrins fougueux. 
Qu'ils soient des sires ou des gueux I 
Mais que Ton cherche ailleurs des grimes 

Pour nous débiter du Sandeau, 
Du Delpit ou bien du Deslande 
Dans les baraques qu'achalandé 
Un public à tête de veau. 




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,J 




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N 



NADAR. 

Que de seins îl photographia ! 



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— 104 



NADAUD (Gustave). 



CHEVROTE encore des gaudrioles sur la Gascogne, 
la gendarmerie, les oncles, les étudiants, et les 
grîsettes. C'est à peine supérieur à du Béranger. 



NIZET (Henri). 

EST arrivé, hier, à Paris, par le train de Bruxelles. 
A laissé trois romans en gage à son pays où il ne 
retournera jamais et qu'il vilipende d'un cœur allègre. 
Gestes sécants. Nez fantasquement penché sur la dé- 
chirure d'une bouche prompte aux mots drôles et ex- 
plosifs. 




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o 



ORFER(Léod'). 

PuBLicisTE erratique, grandiloquent et halluciné. 
Le Warwickà la fois et le Saltabadil des petits pé- 
riodiques de lettres. Par lui ils naissent et meurent. 
Pachalesquement, il dispense ses faveurs aux femmes 
de plume. 




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p 



PASTEUR (Louis). 



L'art d'élever des lapins devenant suranné, îl exploita 
l'art d'en poser, et s'en fit cinquante mille livres 
de rente. 



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— io8 — 

PAULIN-MENIER (René Leconte dit). 
Un artiste absolument parfait. Enlevé^, c'est pesé! 

PÉLADAN (Joséphin-Mérodack). 

ALCHIMISTE. Il fît de Tor. Un louis de ce métal lui 
coûta environ cinq mille francs ; se dégoûta du 
métier et piocha les phrases peu claires pour épater 
le bourgeois. Commença dans VEcho de Paris un 
feuilleton : Curieuse ; mais le rédacteur en chef, ' 
après quelques colonnes d'essai, lui intima l'ordre 
d'avoir à cesser son fatras dans les quarante-huit heures 
et de guillotiner sa Curieuse d'un épilogue hâtif. Il 
s'exécuta en essuyant ses pleurs avec les mèches folles 
de sa longue chevelure. 

PIJARDIÈRE (Louis de la Cour de la). 

ARCHIVISTE-PALÉOGRAPHE, ué en i832. On lui doit: 
les Garçons de café de Paris , ainsi qu'un rapport 
sur la découverte d'un autographe de Molière dans 
les archives du département de l'Hérault. 



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— 109 — 

PICA (Vittorio). 

DEVANT un vers mallarméen, îl arrive parfois que 
la perspicacité des disciples s'effare. Leur angoisse 
est brève: une dépêche à Naples, — et Pica, d'un 
prompt télégramme, élucide le verbe de S. M. — Ré- 
cemment encore un philologue thibétain le consultait 
sur l'interprétation d'un manuscrit rédigé dans quel- 
que sous-dialecte mandchou du temps de Kong-Fu-Tse. 
— Ce cryptographe dompte la rébellion des textes les 
plus farouchement armés. Dans vingt gazettes de la 
péninsule, il développe sur les lettres françaises des 
opinions dont le seul énoncé liquéfierait tous nos di- 
recteurs de journaux : à son œil, Paul Alexis est ti- 
moré, et Paul Verlaine fait des concessions à la foule. 



PINARD (Albert). 
Rien d'Albert Wolft. 

PISSARRO (Camille). 
Maraîcher impressionniste. Spécialité de choux. 



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— IIO — 



PITTIÉ (Francis). 



LUS poète que soldat, — plus soldat que poète. Ses 
armes : une épée et une lyre. Laquelle est la plus 



p 

dangereuse ? 



POICTEVIN (Francis). 

SUR des soies japonaises, peint de fleurs grêles, des 
ciels, des bonzes, des femmes de rêve, puis cogne 
dugong. 



PONTMARTIN (Vicomte Armand de). 

JADIS, le Claretie du Cléricalisme. Ce vieux goupil- 
lon exsude encore de pénibles gouttes que re- 
cueille le bénitier de la Ga:[ette de France. Des 
citations seraient joyeuses. 



POREL. 

C'est encore le moins bête des théâtrônes. 



i 



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— III — 
PUVIS DE CHAVANNES. 

Par-dessus les massifs, au fond du Bois sacré 

Qui se recule, 
Des spectres radieux volent dans l'air nacré 

Du crépuscule. 

Du cœur des lauriers verts émergent des frontons 

Vierges de rides, 
Et l'on croit écouter l'accord des barbitons 

Des Piérides, 

Antique chanson du Parnasse et de TOssa, 

Chanson future I 
— Et l'imbécile dit : Je n'ai jamais vu ça 

Dans la nature. 



PYAT (Félix). 

CHEZ quel conservateur des hypothèques fut donc 
bocalisé ce vieux chiffonnier romantique ? 




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R 



RACHILDE, née en i865. 

ELLE a fait poser Mendès, qui la croit sincèrement 
une énigme vivante. Au physique, hommasse 
quoique grêle, un air de modiste dépravée. Du talent 
en somme. Signe particulier : — Elle taille ses plu- 
mes avec un canif — toujours le même et quand 
même, — au manche d'or et de fer. 

8 



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"X, 



— 114 — 
RAFFAELLI (J.-F). 

Du gris, et de la suie, et du charbon de terre, 
Des arbres étonnés d'être encore debout, 
Un monsieur tourmenté par son propriétaire, 
Des leaders de meeting aux airs de marabout. 

RECLUS (Les) 

Onésime — Elisée, 
Elisée — Onésime, 
Quelle billevesée I 
Onésime — Elisée, 
Eternelle risée, 
Chose infinitésime î 
Onésime — Elisée, 
Elisée — Onésime ! 

REDON (Odilon). 

Dans ton œuvre sans nom, lucide allégoriste, 
C'est un œil grand ouvert de mage chaldéen ; 
C'est la dolente fleur, être paludéen 
Surgissant de l'eau grise, embryonnaire et triste ; 
Au bord du monde obscur, par le rêve battu, 
C'est tout à coup, dans l'air que la lumière crible, 
Avec son menton dur et son profil têtu 
La déesse de Tlntelligible. 



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— ii5 — 

REMACLE (Adrien). 
Pourquoi s'ensuisse-t-il, ce Burgonde ? 



RENAN (Ernest). 

EST devenu, sur ses vieux ans, le meilleur élève de 
Maurice Barrés. En douillette et dans les ajoncs, 
il marie de fins airs de biniou aux cloches son- 
nantes de la chimérique ville d'Is. Ses in-S**, il s*en 
gausse, en mode discrètement mineur, cet adipeux 
nihiliste. 



RENOIR. 

UN pissenlit à trois cents pas et ses caméléonins per- 
sonnages sont verts, — une cétoine en Taîr, et ils 
se vîolacent. Dans les gloires de flambantes lumières, 
— Renoir les groupe autour de tables de restaurants 
suburbains, les meut en couples de danse, les assied 
sous des plantes, les dresse sur les galets. 



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— ii6 — 

RENOUARD. 

CHATS, danseuses, cochons, boursiers, — exprimés, 
mouvements ou obésité gisante, en curieux 
crayons. 

REVILLON (Tony). 



FAUBOURG Antoine, sa tête de bon chien bressan et 
son prénom Tout rendu populaire. Ses métaphores 
sont très goûtées, en livraisons à deux sous, dans les 
ateliers de blanchisserie. 



RICHEPIN 



TouRANiEN. Il a le mépris des lois et de la litté- 
rature. 



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— 117 — 



RIVIERE (Henri). 

SES. omnibus roulent beaux comme les tilburys du 
vieux Guys. Ses petites femmes se campent en 
une canaillerie jolie. Ses croque-morts, — avant lui 
les croque-morts n'existaient pas en art, — sont 
encore plus sinistres et pochards que nature. 



ROCHEFORT. 

UN psylle qui dresse des couleuvres à se glisser dans 
les poches, les tabatières, les narines, les potages, 
les pipes et les portefeuilles des minisires. 



ROD (Edouard). 



D 



iRiGE OU doit diriger un pensionnat de demoiselles 
à Bonn-sur-le-Rhin. 



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— ii8 — 



RODIN (Auguste). 

HONTEUX du rôle qu'il jouait dans Sue se fit sculp- 
teur pour se réhabiliter. Y réussit. 



ROLLINAT. 

Epouvantail pour vieilles dames spirites. 

ROPS. 

NAQUIT, probablement, rue de la Montagne-aux-Her- 
bes-Potagères; mais il insinue volontiers -— pour- 
quoi ? — que ses ancêtres plantaient leur tente errante 
sur les bords du Danube. — S'oint de fards, se teint, 
se vêt d'ane chemise sang : apparaît, il le veut du 
moins, tel qu'un Satan sarcastique. Ce tc.bleau quo- 
tidien parachevé, il remet ses couleurs dans sa toilette, 
et grave de symboliques femmes empalées au ventre 
des Béhémots, d'érectiles et blafards rêves, des illus- 
trations pour les Diaboliques, la Bible, les Fleurs du 
Mal, Peintre de phallus comme d'autres sont pein- 
tres de paysages. 



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Ilp — 



ROUANET (Léo). 

UN méridional froid, qui voudrait bien n*être pas 
de son pays. Dirige de Paris avec beaucoup de 
tact une revue: Le Passant, qui mériterait de paraître 
ailleurs qu'à Perpignan. 




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s 



p 



SAINTE-CROIX (CamiUe de). 

AR dix Réaumur au-dessous de zéro, arpente, 
comme des planches, les trottoirs, en pantalon et 
léger veston moulants, sans manteau : torse oblige. 
Fonde chaque hiver de fugaces revues où il plante 
des articles acuminés. Sous ce titre la Mauvaise 
Aventure, il a publié un précieux guide du parfait 
Souteneur. 



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122 — 



SALIS (Rodolphe). 



CABARETiER héraldiquc, peintre, orateur, éditeur, 
candidat perpétuel à toutes élections, ce Berri- 
chon de la Suisse revendiquera Jusqu'à son lit de mort 
les imprescriptibles droits de Montmartre. 



SARAH BERNHARDT, née le 22oct. 1844. 
Sarah Bernhardl. 

SARGEY (Francisque). 
Voir : Ugalde (Marguerite). 



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— 123 

SARDOU. 

Grand propriétaire. 

SARGENT (John). 



EST arrivé, — comme Moréas, — par les femmes 
maigres. Gauthier- Villars, Reinwald, Félix Al- 
can, pour illustrer leurs publications d'histoire na- 
turelle, à la section Ostéologie et Chondrologie font, 
chaque été, graver ses tableaux du Salon. 



SAVINE (Albert). 

E Bufifon de la littérature espagnole. Grâce à lui, 
' nous en avons fini avec le traduttore, traditore. 



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— 124 — 

SGHERER (Edmond). 

HELVÈTE ? Il se pourrait. Calviniste ? Peut-être. 
Sur Baudelaire : 
€ Pour être matériellement correcte, sa manière 
» d'écrire n'en est pas moins méprisable. Partout un 
» esprit lourd et prétentieux, partout l'impuissance et 
» le vide. Baudelaire est un signe d'abaissement gé- 
» néral dans les intelligences. Ce qui est grave, en 
» effet, ce n'est pas qu'un homme se soit trouvé pour 
» écrire quatre volumes comme les siens, c'est qu'un 
» pareil homme ait un nom, c'est que nous le prenions 
» au sérieux, c'est que moi-même je sois la occirpÉ a 

» LUI CONSACRER UN ARTICLE. » 

Sur Flaubert : 

« Ce livre {VEducation sentimentale) , impatiente 
» parce qu'il est mal composé, et il blesse, parce qu'il 
» méconnaît les sentiments et leshabitudes de l'homme 
» comme il faut. » 

Sur Balzac : 

« Le fait est que je donnerais tout Balzac pour une 
» page de français exquis. » 

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— 125 — 

SGHOLL 

E dernier journaliste d'esprit qui porte le monocle 
' à gauche. 



SERVIÈRES (Georges) 
U 



N naturaliste jeune, strictement observateur, mais 
pourquoi si grincheux ?J 



SEURAT. 

;L brosse des eaux qui coulent, des verdures en 
relief et Tair qui synthétise tout cela. 



SIGNAG. 



T TN tout jeune. 



Au pinceau : des largeurs bleues de fleuve enso- 
leillé ; des eaux clapotantes ; à travers une fenêtre, 
des toits dans une limpidité d'air. 



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120 — 



SILVESTRE (Armand). 



Au bord du lac où va le cortège des cygnes 
Les chastes nénufars étalent leurs candeurs, 
Et sous le vain regret des défuntes odeurs 
Les vases de nuit ont des tristesses insignes. 

Puisque la Mort s'arrête au besoin triomphant, 
Fantômes radieux et doux des fiancées, 
Revenez, revenez sur les chaises percées 
Sous l'oblique Regard dont nul ne se défend. 

O douceur I O parfum î Et toi, la Commandante, 
Laisse ton cœur rêver à l'amoureux andante 
Où flûte tout à coup Taccord des vents plaintifs. 

Cependant que là-haut, dans la nuit calme et brune, 
Par-dessus le fourré de broussailles et d'ifs 
Montent nonchalamment les fesses de la Lune. 



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— 127 — 



SIMON (Jules). 

FRÈRE prêcheur, qui, impudemment, a troqué son 
nom, bien caractéristique, de Jules Suisse, contre 
le nom d*un magicien. Écoutons son dernier prône 
sur des matières auxquelles le texte et les vignettes 
de son eucologe Tavaient peut-être insuffisamment 
préparé : « Vous avez des arts qui n'échauffent ni ne 
» relèvent, une littérature qui ne se charge que de 
» vous désennuyer ou de surexciter vos mauvais ins- 
» tincts. Vos philosophes mêmes tiennent à honneur 
» de mettre tout en question et d^enseigner le scepti- 
» cîsme aux éphèbes. Ah ! peuple de décadence... » 
(Le Matin, numéro du i6 décembre i885). 



STOCK (Librairie Tresse). 

EN feignant d'éditer exclusivement des ours drama- 
tiques, ce grand et maigre jeune homme au visage 
mélancolique, médite des révolutions. Il réunit une 
phalange de plumitifs qu*il espère voir subsister parmi 
récroulement des littératures régnantes. 



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128 — 



SOURY (Jules). 

ALiÉNiSTE rétrospectif. Soigna Jésus-Christ d'une 
névrose vésanîque. 



SUISSES (Les). 

LES Belges repoussés, les Helvètes descendirent 
du Jura, de l'Oberland et du Saint-Gothard, sour- 
noisement, guidés par les saronides Mathias Mor- 
hardt, Emile Hennequin, Duchosal, Edouard Rod, 
Adolphe Ri baux, etc. Endosmose plutôt qu'in- 
vasion. Un matin Paris stupéfait s'éveilla sous 
leur joug, et Ton entendit le Ranz des Vaches au 
boulevart Poissonnière ; et, sur Tasphalte, les porte- 
plumes valaisans et vaudois sonnèrent comme hal- 
lebardes. Le Périgord les enforcit de Gabriel Sar- 
razin. Par durs décrets de leurs feuilles officielles 
la Suisse Romande, la Revue Contemporaine ^ la 
Revue de Genève^ ils voulurent imposer le gris et 
le calvinisme. Mais on désobéit à ces sectaires qui, 
lors, regagnèrent leurs lacs nataux. 



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129 — 



SULLY PRUDHOMME. 



Académicien honnête et studieux. 




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► 



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T 



TAILHADE (Laurent). 



FLORicuLTEUR mystiquc. Ne ménage pas suffisam- 
ment les susceptibilités des petites dames. 



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— l32 — 

TESSANDIER (Mademoiselle). 

Dans le château de Dunsinane 
Pas une torche et pas un bruit. 
Sur les créneaux lugubres plane 
La complicité de la nuit. 

La lune est morte, et la rafale 
Regagne le septentrion 
Sur sa monture tricéphale 
Comme le monstre Géryon ; 

Et par les bruyères pelées 
Où miaulent de maigres chats, 
Les sorcières échevelées 
Battent leurs fauves entrechats. 

a Va-f en, va-t' en, maudite tache I... 
» Fi donc ! un guerrier, tant d'effroi !.. 
» Que nous importe qu'on le sache 
» Quand je serai reine et toi roi !... 

» Prends cette dague bien fourbie, 

» Elle te montre le chemin... 

» Tous les parfums de TArabie 

» Ne sauraient point laver ma main ! » 

Dans le château de Dunsinane 
Pas une torche et pas un bruit. 
Sur les créneaux lugubres plane 
La complicité de la nuit. 



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— i33 — 



TAINE (Hippolyte). 

APPLIQUE dans l'histoire littéraire les procédés de 
la science agronomique. D'un pays étudie la na- 
ture du sol, la topographie, le climat, puis se repré- 
sente une génération d'artistes comme une poussée 
de cèpes, de betteraves, de sycomores et de choux de 
Bruxelles. 



TANGHARD (Alexandre), 

TRÈS long, étique, vêtu de bêtes, coiffé d'astrakan, 
il est chéri des dames de BuUier et du carme dé- 
froqué José. 



THEURIET (André). 
Garde-champêtre. 



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- i34- 



TISSOT (J.-J.) 

NÉ à Nantes, ce peintre alla, pour une cataracte, 
consulter en Angleterre un oculiste japonais, 
qui lui inséra dans les orbites des yeux fabriqués à 
Southampton, et Tinitia aux sciences sacrées. Depuis, 
ses expériences de magie et de spiritisme réussissent 
à souhait ; mais quand il veut exécuter la Femme à 
Paris ou les eaux-fortes de Renée Mauperin, il 
semble qu'on entende : « Aôh, mademoâselle... » 



TISSOT (Victor). 
Fait de la pornographie anti-allemande. 




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u 



ULBACH (Louis). 

ROMANTIQUE h al brené qui, hebdomadairement, dans 
le Rappel, donne sa bénédiction à tous les écri- 
vains qui la méritent. 



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— i36 — 



UGALDE (Marguerite). 



D 



ANS la dîctîon'^de mademoiselle Ugalde, on re- 
trouve la main de sa mère. » 

(Francisque Sarcey). 



555^ 




Xr^=r^-^^ 



^^ 



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V 



VACQUERIE et MEURICE. 

DÉCÈDES le 22 mai i885, aune heure de Taprès- 
mîdi, avenue Victor-Hugo. 



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— i38 



VALABRÈGUE (Les). 



O. 



N ne saurait les distinguer que par leurs prénoms, 



nous les avons oubliés. 



T 



VALADON (Jules-Emmanuel). 

oujouRS trente ans. Un maître de Tintimisme 
humble. A renouvelé Chardin. Bassines de ro- 
sette, vieux poêles, marmites clopinantes, fers de 
repasseuses, cruches essorillées, assiettes fendues 
femmes fluides, poêles symboliques ; aubergines, 
raiforts, courges, cives, aulx. 



VANIER (Léon), éditeur. 
Il n'est pas encore décoré. 

VERNE (Jules). 
Médaille à toutes les expositions industrielles. 



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~ i39- 



VERLAINE. 



DÈS ses débuts, la fatalité de son nom Tentraîna 
vers les Rîmbauds: de là, des mésaventures con- 
jugales et judiciaires, auxquelles nous initient sa 
prose et ses poèmes. Malaxe, selon des formules 
complexes, la matoiserie, le fumisme et la candeur ; 
sur cette mixture, nage l'indécision de parfums ten- 
dres et nostalgiques, que dominent, par coups, de 
rudes relents de sang : Mendès fcinf de ne rien 
sentir ; de Banville joue la bénévolence ; de Lisle 
fronce une dédaigneuse narine. Verlaine fut maratiste, 
athée et communard. La vie contemplative Ta trans- 
formé : du dernier bien avec les saintes les mieux en 
cour, il confit dans le papisme. La politique le sollicite 
parfois : alors il déclare que ce qu'il faut admirer 
dans Napoléon I®', c'est le Veuf. — Sa magnifique 
hure de Tongouse ivre et goguenard a humé Tair de 
nombreux patries, geôles, églises, tavernes et paque- 
bots ; récemment, il habitait la forêt des Ardennes, 
comme une Rosalinde ; il gîte aujourd'hui près de la 
place de la Roquette, sur laquelle il périra sans doute, 
et, parla, il enfoncera définitivement François Villon. 



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— 140 — 



VERON (Pierre). 

Ce Véron, a-t-il l'œil vairon ? 
Il paraît qu'il porte barbiche. 
Mais vaut-il le docteur Véron ? 
Ce Véron a-t-il Toeil vairon ? 
Est-il natif de TAveyron ? 
J'ignore et même je m'en fiche ! 
Ce Véron a-t-il Tœil vairon? 
Il paraît qu'il porte barbiche. 



VIDAL (Jules). 
Un Daudet qui fait des poids. 

VIGNIER (Charles). 

MINES ambiguës sous des cheveux qui hésitent à bru- 
nir. Aquarellise de frêles poèmes, combine sa- 
vamment]rentrelacs de ses contes d*art. Un collier de 
fleurs-de-lys en argent. Dans la vie privée, c'est, comme 
dit Beyle de Racine, « uu homme lâche et cruel ». 



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— 141 



VIEILLES LUNES (Les). 

Thérésa, née le 25 avril i836. 

Isaac, née le 17 janvier i853. 

Momaland (Céline), née le 10 août 1843. 

Mauri (Rosîta), née le 4 août i85o. 

Nillson, née Je 3 août 1843. 

Pasca, née en i836 (en automne). 

Judic, née le 18 juillet i836. 

Maizeroy (René), née le 21 janvier i836. 

Ratazzi (princesse), néeen i833. 

Réjane, née le 18 juin 18 58. 

Rousseil (Rosélia), née le 3i mai i836. 

Bartet, née le 27 juillet i855. 

Grandfort (Manoël de), née le 5 octobre i832. 

Hading (Jane), née le 25 novembre i855. 

Hugues (Mme Clovis), née en i836. 

Heilbronn (Marie), née en i85o. 

Krauss (Gabrielle), née le 25 mars 1842. 

Jouassain, née le 29 juin 1829, 

Pifteau (Benjamin), née le 6 février i836. 



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— 142 — 



VILLIERS DE L'ISLE-ADAM. 

Barbey rêve un bon bureau 
Au ministère des Cultes. 
Je voudrais être bourreau. 

Bloy suit le cours de Caro. 

Dierx, tu peins ! Sarah, tu sculptes I 

Barbey rêve un bon bureau. 

C'est à Tombre du sureau 
Que Cladel fuit les tumultes. 
Barbey rêve un bon bureau. 
Je voudrais être bourreau. 



VITU. 

Le catarrhe de dame Critique. 




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w 



WILLETTE. 

L*Améric Vespuce du Pierrot noir de Chéret. A bar- 
bouillé de hideuses couleurs un Mauvais Larron, 
imaginé par Rops. 



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— Ï44 — 



WHISTLER (James). 



E symphonies d'ombres émergent des êtres d'é- 
légance délicate et serpentine, lointains et qui in- 



D 

quiètent 



WOLFF (Albert), 

INVENTEUR de la langue qui porte son nom. Au 
moyen de cet idiome, il narre dans le Figaro le 
geste des personnalités royales, princières, ducales, 
etc., la couleur de leurs chemises de nuit, la capacité 
de leur pot de chambre et le détail de leur menu. On 
demande quels sont les imbéciles que cela peut bien 
intéresser. 



WYZEWA (Fédor Fédorowitch de). 
Oblomoviste montmartrais. 





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X 



XAU (Fernand). 

REPORTER ubiquîste. Interviewe par gestes les reines 
de TAfrique Centrale de passage à Paris sur les 
détails les plus méticuleux de l'administration de 
leurs territoires. 




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Y 



YAMAMOTO. 

Dans l'eau sans borne, une barque minuscule, 

Dans les ciels sans borne, un oiseau comme un point, 

Des arbres que c'est comme s'ils n'étaient point. 

O ces dégradations de crépuscule 1 




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z 



ZENON-FIERE. 

PHILOSOPHE stoîque converti au catholicisme ro- 
main. Poésies translucides, profil zurbaranesque, 
conversations haJurgiques. 

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— ÎDO — 

ZOLA 

IL plafonne de Toeil comme Sarah Bernhardt. Ilporte 
des bas rouges comme les petites couturières aux 
semaines mauvaises. Il enfle du ventre comme Bus- 
nach. Il est épique comme Victor Hugo et chaste 
comme Albert Wolff. 




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INDEX 



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f 



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INDEX 



A 



Abbema (Louise) i 

Achille 10 

Ackermann (Louise) 2 

Adam (Paul) 2 

Agar (madame) 3 

Aicard (Jean) 3 

AjaJbert (Jean) 3 

Ajax Télamon 10 

Alcan (Félix) i23 

Alexis (Paul) .... 4, 45, 61, 109 
Alis (Harry) 4, 83 



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- i54- 

Alkhaïos 3 

Andrîeux (Louis) 4 

Ange Bénigne. 5 

Anglicus 17 

Antigny (Blanche d') 6 

Arène (Paul) 5 

Araould (Arthur) 5 

Art Moderne (F) 12 

Audouard (Olympe) 7 

Audran 7 

Augusta, impératrice 83 



B 



Bacon i3 

Ballande (Hilarion) 9 

Ballcrich (Norbert) 29 

Balzac 23, 25 

Banville (Th. de) . 10, 28, 61, 139 
Barbey d'Aurevilly. 11, 12, 97, 142 



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^ i55 — . 

Barrés (Maurice) ii5 

Barretta (Blanche 1 1 

Bartet H' 

Basoche {la) 12 

Bataille (Albert) 47 

Baudelaire 69, 99, 124 

Beauclair (Henri) 4^ 

Becque 1 1 

Belges (les) 12 

Belot (Adolphe) i3 

Béranger 104 

Béraud i3 

Bergerat (Emile) i3, 47 

Bernhardt(Sara'')26, 102,122, i5o 

Berthet (Elie) 4^ 

Berthoud 9^ 

Bertrand (Joseph) ï3 

Besson (Louis) ^2 

Bilbaut-Vauchelet H 

Bilhaud (Paul) 63 

Blache (Noëlj 83 

Blanche (J.-E.) H 

Blavet M, 47 

Blaze de Bury M» 34 

Bloy (Léon.) 23 ,142 

Bluysen (Paul) i5 



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- i56 — 

Bobillot, i5 

Boborykine i5 

Boîssier (Gaston) i5 

Bonnat (Léon) i6 

Bonnetain (Paul) i6, 47 

Bornier (H. de) . 16, 83 

Bossuet 94 

Bouchor (Maurice) 17, 18 

Bourde fPaul) 17 

Bourges (Elémîr) 17 

Bourget 18, 97 

Brancart 12 

Bret-Harte 59 

Brunetière 69 

Brunswick (duc de), 17 

Buet (Ch.). 18, 23 

Buffon 123 

Buloz 33 

Busnach (William) 19, i5o 



C 



Caiphe 6 

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I 



- i57 - 

Calypso 98 

Campistron . , 16 

Caraguel (Joseph) 22 

Caran d'Ache 21 

Carcan {le) 2 

Caro 21, 142 

Case (Jules). 23 

Catholiques (les) 23 

Gaze (Robert) 23 

Cazin 22 

Céard (Henry) 24 

Célimène 10 

Cerfberr (Anatole) ........ 25 

Cervantes 99 

Chadourne (André) 34 

Champfleury 24 

Champsaur (Félicien) 24 

Charbonnel . 48 

Chardin i38 

Charpentier (G.). ....... 5, 25 

Gherbuliez (Victor) 25 

Chéret 143 

Christophe (Jules). ...;.... 25 

Cladel (Léon.) 12, 26, 142 

Clairon {le) 54 

Claretie (Jules) 26, 28, iio 



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— i58 - 

Colombier (Marie) . 26 

Comédie Française 27 

Coppée (François) 28 

Coquelin (les) i3, 27 

Cornély 53 

Corsaire {le) 11 

Couthon 25 

Cri du Peuple {le) 4, 28 

Cros (la famille) 3o 



D 



Dalou (Jules) 3i 

Damala (Jacques) 32 

Darzens (Rodolphe) 32 

Daudet (Alph.) i3, 32, i38 

Daudet (Ernest) 33 

Degas 33, 68 

Delaunay 27 

Delibes 33 

Delpit (Alb.) 33, 47, 100 

Delpit (Martial) 34 

Dennery 3^ 



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— i59 — 

Dentu 34 

Depoîx (Julîa) 59 

Déroulède (Paul) 27, 35 

Descaves (Lucien) 35 

Deschaumes 35, 77 

Deslandes (Raymond) ... 28, 100 

Desprez (Louis) 46 

Détaille (Edouard) 36 

Didon (le R. P.) 92 

Dierx (Léon) 142 

Dieu 6, 91, 94 

Dodilloix (Emile) 36 

Domingo 95 

Dostoïewsky 67 

Doucet (Camille) 36, 87 

Droz (Gustave) 3b 

Drumont (Edouard) 37 

Dubois-Pillet 37 

Dubreuilh (Gaston) 37 

Dubut de Laforest 38 

Du Camp (Maxime) 38 

Duc-Quercy 29 

Dujardin (Edquard) 38 

Dumaîne 10 

Dumas fils 27, 38 

Dumas père 46 



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— i6o — 

Dumont (A.) 6i 

Dumont d'Urville i3 

Duran (Carolus) 39 

Duranty 25 

Duval (Georges) 39 



E 



Echo de Paris (T) 88, 108 

Eekhoud 12 

Endymîon 10 

Enne (Francis) 41 

Erckmann-Chatrîan 42 

Essarts (Alfred desj 43 

Essans (Emmanuel des) 43 

Evénement [V) 92 



F 



Fabre (Ferdinand) 44 



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— i6i — 

Fabre (Joseph) 44 

Fabre des Essarts 43 

Fabrbach 44 

Famin-Latour 44 

Favart 44 

Fénéon (Félix) 45 

Feuillet (Octave). . . , 45 

Féval (Paul) 46 

Fèvre (Henry). . 46 

Figaro {le) 47» 98, 144 

Flaubert 67, 100, 124 

Floupette (Adoré) 48 

Forain (Jean-Louis) 49 

Fouquier (Henry) 49 

Fouquier (Marcel) 49 

France (Anatole) 49 

France (Hector) 5o 

Freppel 47 



G 



Gaboriau (Emile) 46 



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— 102 — 

Gallî-Marîé 59 

Gaulois {le) 6, 5i 

Gauss 68 

Gauthier- Villars 59, i23 

Gautier (Emile) 59 

Gautier (Judith) 60 

Gayda (Joseph) 14 

Galette de France [la) . . . . . .110 

Géràudel 48 

Gérome (Jean-Léon) 60 

Gervex (Henri) 60 

Géry on (le monstre) i32 

Ghil(René) 60 

Guys 116 

Gil-Blas 61, 62 

Gilkin (Ivan) 12 

Gille (Philippe) 47, 62 

Ginisty (Paul) .62 

Giraud (Albert) 12, 62 

Giraud (Edouard) 62 

Goncourt 22, 63, 67, 82 

Goudeau (Emile) 24, 63 

GouUé (Albert) 29" 

Gounod 63 

Got 27 

Gramont (Louis de) 63 



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— i63 -^ 

Grandlicu 47 

Grévin 64 

Oréyy 49, 64 

Guaita ( Stanislas de) 64 

Guerlain 24 

Guesde 29 

Guigou 64 



H 



Hadamard 66 

Hading .141 

Halév/ 66 

Hannon 12 

Havard Sy^ 65 

Havet. ..." 2 

Hébert 67 

Heilbronn (Marie) 141 

]^eine 6j 

Hennequin (A. Nicoclès) .... 67 

Hennequin (Emile) 67, 128 

Henner 67 

Hennique 68 



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— 164 — 

Henry IV 65 

Henry (Charles) 68. 

Heredia (J.-M. de) 69 

Hérodias., 100 

Hobbema i 

Hoche (Jules) 69 

Hochsteyn 12 

Homère 10 

Houssaye (Arsène) 69 

Houssaye (Henri) 69 

Hugo i5o 

Hugues 141 

Huysmans 70 

Hyacinthe (les deux) 71 



I 



Ignotus 47, 73 

Intransigeant {r) 63 

Isaac 141 

Ivry (vicomte Ogier d') 75 



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165 



J 



Janîn (Jules). 6i 

Jasmin. 93 

Javel 77 

Jésus-Christ 6, 128 

Jeune-Belgique (la) 12 

Joncières. 78 

José i32 

Jouassaim 141 

Judic (madame) 98, 141 

JuUien (Jean) 78 

Junon • 10 

Jupiter 10 



K 



Khnopfl . 



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— i66 -- 

Kîstemaeckers 12, 79 

Kérangal des Essaris 17 

Kong-Fu-Tse 109 

Konîng 80 

Krauss 141 

Krzyzanowskî 80 



L 



Labruyère 35 

Lacroix (Sigisncond) 80 

Laffitte 81, 92 

Laforgue (Jules) 68, 83 

Lamartine i3 

Lamber (Juliette) 83 

Lamoureux 84 

Laurens (J.-P.) 84 

Leblanc (Léonide) 84 

Le(?onte de Lîsle 85, i39 

Lefébure 96 



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— 167 — 

Legault 85 

Legouvé 86 

Légué (D' G) Ô6 

Lemaître , ... 86 

Lemerre , 86 

Lemonnîer 12, 86 

Lemoyne (A) * . . . 87 • 

Leopardi 2 

Leopold (roi) 79 

Lepelletier (Edm.) 88 

Lesclide(R.) 88 

Lesseps 89 

Lévy 64 

Lîndor 10 

Lisbonne 47, 88 

Lomon (Ch.) 83 

Lorrain (Jean) 89 

I^ti 89 



M 



Mccé 91 



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— i68 — 

Mackay (madame) gS 

Magnier 92 

Maîzeroy , 141 

Mallarmé.. . . 45, 60, 68, 92, 109 

Malot 92 

Marchandon 17 

Maret(H.) 92 

Marguerite 93 

Marguerîtte (Paul) g3 

Mariéton .93 

Marmîer 94 

Marpon 25, 94 

Marras .96 

Martel (T.) . .94 

Mary 34 

Massard 29 

Massenet 94 

Matin (le) 127 

Maugis 59 

Maupassant • • 61, 95 

Mauri 141 

May (Jane) 95 

Mazade 95 

eilhac(H) 66 

Meîssonier 95 

Mendès 61, 96, 119, 139 



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— lôg — 

Ménesclou 17 

Mérat ...,.., 96 

Mermeix 96 

Méténier (Oscar) 47, 97 

Meunier (L.-V.j . 29 

Meurice (P.) iSj 

Meyer 6, 5 1, 92, 96 

Michelet (Emile) 97 

Midas 10 

Mîgnet II 

Millaud (Albert) 98 

Mirbeau 98 

Mistral 93 

Mitaine de soie 5i 

Mogador 10 

Molière 25, 27, 108 

Monde {le) 37 

Monet (Claude) 98 

Monin 61 

Monselct 47, 48, 99 

Montaland 141 

Montépin 34 

Moréas (Jean) 45, 99, i23 

Moreau , 100 

Morhardt 128 

Morice (Ch.) 100 



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— 170 — 

Mostrailles loo 

Mounet (les deux) loi 

Musset II 



N 



N. C. (Notable commerçant). 

Nadar io3 

Nadaud 104 

Napoléon I" iSg 

Nicolardot 11, 23 

Nillson 141 

Nizet. ...,.., 12, 104 



O 



Ohnet 99 

Omphale lo 



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— 171 — 

Orfer(Léod') io5 

Orléans (famille d') 84 



P 



Palmé 46 

Panurge {lé) 4 

Pasca 141 

Pascal (Biaise) 2 

Passant [le) 119 

Pasteur 107 

Pâté (Lucien) 96 

Paulin Ménier 108 

Péladan 23, 108 

Perrin 28 

Phèdre 64 

Phébé 10 

Pica (Vittorio) 109 

Picard 12 

Pierrot 10 

Pifteau 141 

Pijardière (de la) > 108 



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— 172 — 

Pinard (Albert) 109 

Pissarro 109 

Pittié (général), . 75, no 

Platel (baron Ferdinand) 73 

Poictevin 45, iîo 

Poniatowski 80 

Pontmanin 10, no 

Porel 28, IIO 

Puvis de Chavannes m 

Pyat III 



R 



Rachilde 1 1 3 

Radical {le) . . . . , 92 

RaiFaëlli (Jean-François) 114 

Rail (Georges) 100 

Ranc (Arthur) 81 

Rappel {le) . i35 

Ratazzî (princesse) ....... 141 

Récamier 26 

Reclus (les) 114 



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-173 - 

Reichemberg 27 

Reinwald . . i23 

Uéjane 141 

Remacle (Adrien) ii5 

Renan 2, 18, ii5 

Renoir ii5 

Renouard 116 

Revillon (Tony) 116 

Revue Contemporaine 1 28 

Revue de Genève 128 

Revue Indépendante 45 

Revue Moderniste . . , 64 

Revue Wagnérienne . : 38 

Ribaux (Adolphe) 128 

Ricard (Xavier de) 96 

Richebourg (Emile) 34 

Richepin (Jean) 18, 116 

Rimbaud (Arthur) 139 

Rivière (Henri) 117 

Robida 93 

Rochefort 47, 117 

Rod (Edouard). ...... 117, 128 

Rodenbach (Georges) 12 

Rodin (Auguste) 118 

RoUinat (Maurice) 118 

Romain 32 



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— 174 — 

Rops (Félicien) ii8, 143 

Rossini .37 

Rouanet(Léo) 119 

Roussel (Rosélia) 49, 141 

Roybet 95 



S 



Salis (Rodolphe) 122 

Saltabadil io5 

Samary (Jeanne) 27 

Sandeau (Jules) loi 

Sangalli (Rita) 92 

Sapeck 92 

Sarcey. ... 2, 10, 61, 83, 122, i36 

Sardou (Victorien) 1 23 

Sargent (John) i23 

Sarrazin (Gabriel) 128 

Savine (Albert) . , i23 

Scherer (Edmond) 124 

SchoU (Aurélien) 108, 1 25 



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r 



- 175 - 

Scribe (Eugène) loi 

Smiley (Jim) 59 

Servi ères (Georges) i25 

Seurat i25 

Séverine 28, 29 

Shakespeare i3, 99 

Signac i25 

Silvestre (Armand) ... . 61, 126 

Simon (Jules) 1 27 

Siraudin i5 

Société Nouvelle (la) 12 

Soulary (Joséphin) 93, 95 

Soury (Jules) 128 

Stendhal 99 

Stock 127 

Sue (Eugène) 118 

Suisse Romande {la) 128 

Suisses (les) 128 

Sully Prudhomme 129 

Saint-Amand . 46 

Saint-Simon 17 

Sainte-Croix (Camille de) ... 121 
Symphorien (saint) -46 



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— 176 — 



T 



Tailhade (Laurent) 23, i3i 

Taine 2, i33 

Tanchard ' i33 

Taxil (Léo) 45 

Tessandier (Aimée) i32 

Thérésa 141 

Theuriet , i33 

Tissot (James) i34 

Tissot (Victor) 13^ 

Tresse , 127 

Trézenik 100 

Trouillebert 38 



U 



Ugalde (Marguerite) . . . 122, i36 

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— 177 — 

Ulbach i35 

Ulysse 98 



V 



Vacquerie 1^7 

Valabrègue (les) i38 

Valadon (J.-E.) i38 

Vallès 22, 28, 47, 61, 92, 

Vanier i38 

Vaux 61 

Verhaeren 12 

Verlaine 12, 45, 109, i39 

Verne (Jules) i38 

Véron (docteur) 140 

Véron (Pierre) 140 

Vespuce (Améric) H 3 

Vicaire 4^ 

II 

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178 - 

Vidal (Jules) 140 

Vie Moderne {la) 26 

Vie Populaire {la} 62 

Vieilles lunes (les) 141 

Vignier (Charles) 140 

Villard (Nina de) 96 

Villars 59 

Villemot 61 

Villiers de risle-Adam 142 

Villon i39 

Vitu 47, 142 

Voltaire (le) 81 



W 



Wagner 37 

Waller 12 

Warwick io5 

Whistler 144 

Willette 143 



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— ï79 — 

Wolfl 47, 109, 144 

Wyzewo (Teodor de) 144 



X 



Xau 61, 144 



Y 



Yainatnoio \^7 



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TIRÉ 

LE XXII FÉVRIER M DCCC LXXXVI 

Sur les presses de 

A. PICHAT, Ihprimeur, a Chatillon-sur-Sbine 

pour 

E. GIRAUD & Ci«, Éditeurs. 



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\ 14 DAY USE 

W TO DESK PROM WmCH BORROWED 

10AI4 DEPARTMENT 

•n,i5 book is due on the Uwt d«« «««P«d below, or 
oa the date to whieh ^^^ _^ 
Renewed book» «re subjert to unmediatt rectu. 



SANTA s A r "î AfîAsENT ON ILL 



INTERLII 



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(J6057b10)476— A-32 



YB 02522 
U.C. BERKELEY UBRARIES 



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